Nyctalopes

Chroniques noires et partisanes

Catégorie : News (page 4 of 6)

Concours anniv’. Question du lundi 19 décembre.

Répondre sur la page facebook.

CONCOURS Nyctalopes 1 an!

 

Une petite question par jour pour gagner une Série Noire de l’année, une sélection des cinq romans que j’ai préférés dans la collection culte pour célébrer Noël et fêter un peu avec vous notre premier anniversaire.

La SN, bien sûr, parce que je suis fan depuis toujours même si, et je l’ai écrit, je n’ai pas tout aimé cette année mais aussi parce que leur service presse très pro a tout de suite répondu présent. Y verront du copinage tous ceux qui vivent de la malveillance, les autres peuvent jouer. Si jamais vous gagnez un bouquin que vous avez déjà lu, il y aura sûrement moyen de vous en filer un autre de l’année 2016.

Donc, je mets une question (de très dur à simple) sur le roman du jour ou son auteur vers midi et vous y répondez sur la page fb parce que c’est plus rapide… le gagnant me met son adresse et le bouquin part.

Et si vous « likez » pour l’occasion, la page fb si ce n’est déjà fait, c’est bien.

Wollanup.

 

 

BEST OF 2016, vol 3 // Raccoon

A mon tour pour le best of 2016…  Je suis allergique au classement : quand j’aime un livre, il me fait vibrer, ça ne joue pas toujours sur les mêmes cordes, pas forcément au même rythme, mais à la fin, le plaisir est là. Le plaisir de la lecture : entrer en résonance avec un auteur, son style, son univers, si dur soit-il, en savoir plus sur notre monde, comprendre mieux ceux qui le peuplent… Je suis incapable de hiérarchiser…

Cinq bouquins me viennent facilement (Vann, Winslow, Joy, Takano et Gran), leur puissance est telle qu’ils m’ont laissée abasourdie un bon moment. Parmi les autres, il fallait choisir et là, impossible de m’en tenir à dix sans déchirement! Alors je vous en mets douze pour le même prix, c’est-y pas beau ?

2016 a été une année de lecture particulière pour moi, la première année complète en tant que chroniqueuse ce qui m’oblige à une lecture plus attentive mais que de bonheurs de lecture et de belles rencontres ! Voilà donc dans l’ordre alphabétique mes plus grands coups de cœur parmi les livres sortis en 2016.

 

  • AQUARIUM de David Vann chez Gallmeister

Une ado découvre le côté vraiment sombre des gens qu’elles aiment. Un roman initiatique d’une force incroyable, un écriture si puissante qu’on la ressent dans sa chair. Magnifique !

 

  • CARTEL de Don Winslow au Seuil

La digne suite de « la griffe du chien », une fresque effarante sur la guerre des cartels au Mexique. Hallucinant!

 

  • HONG KONG NOIR de Chan Ho-kei chez Denoël / Sueurs froides

Un roman écrit avec talent et intelligence comme un puzzle de six pièces: six nouvelles de « détective en fauteuil » pour un portrait sombre de Hong Kong sur un demi-siècle. Brillant et passionnant !

 

  • LA MONTAGNE ROUGE de Olivier Truc chez Métailié noir

Dans le froid du grand Nord où les Samis luttent pour leurs droits, une enquête de la police des rennes qui dévoile les côtés franchement peu reluisants de la Suède, démocratie qui se veut exemplaire. Passionnant !

 

  • LÀ OÙ LES LUMIÈRES SE PERDENT de David Joy chez Sonatine 

La meth dans les Appalaches, un violent affrontement père/fils, digne des grandes tragédies grecques, des personnages forts, inoubliables. Puissant !

 

 

  • LA VILLE DES BRUMES de Sara Gran aux éditions du Masque

Claire DeWitt est une grande héroïne, une détective déjantée et attachante. Un polar qui nous entraîne dans une exploration  de l’âme humaine, éclairant bien tous les recoins, même les plus tristes et les plus sales sans jamais condamner. Magnifiquement humain !

 

  • LE CHANT DE LA TAMASSEE de Ron Rash chez Seuil

Après la noyade d’une fillette dans la rivière, l’affrontement de deux camps irréconciliables : les rednecks et les écolos : une tension inextricable sans jamais tomber dans le manichéisme avec un beau personnage coincé entre les deux camps. Beau et fort !

 

  • LES MARAUDEURS de Tom Cooper chez Albin Michel

Louisiane après Katrina et la marée noire dans un roman choral aux personnages de rednecks désespérément humains : cinglés, mauvais, drôles ou poétiques. Beau et émouvant. 

 

 

  • LES MUSELÉS de Aro Sainz De La Maza chez Actes Sud

Un inspecteur cerné par la folie, une enquête sous tension sur fond de régression sociale. Un portrait effrayant mais non dénué d’humour d’une Barcelone frappée par la crise. Bouleversant!

 

 

  • STATION ELEVEN d’Emily St John Mandel chez Rivages

Un roman post apocalyptique sombre et plausible, la vie qui résiste dans un monde en ruine avec les arts et la mémoire comme seuls remparts à la barbarie. Intelligent.

 

  • SWEETGIRL de Travis Mulhauser chez Autrement

Dans le monde de la meth, dans l’hiver rude du Michigan, une ado tente de soustraire un bébé des mains de dealers complètement ravagés. Une traque haletante avec une pointe d’humour. Époustouflant !

 

  • TREIZE MARCHES de Kazuaki Takano aux Presses de la Cité

Un ancien gardien de prison et un ancien détenu mènent une enquête pour prouver l’innocence d’un homme condamné à mort. On plonge dans les arcanes du système judiciaire japonais mais pas seulement : crime, châtiment, culpabilité, justice, rédemption… autant de thèmes abordés le long de cette enquête passionnante. Magistral !

Raccoon

 

BEST OF 2016 ,Vol 2 // Wollanup.

Ces petits bilans de décembre permettent à chacun de faire un peu le point des romans préférés dans l’année 2016 mais aussi de voir ce que l’on a été le plus fier de louer en cette première année de Nyctalopes.com puisque le site a débuté le 21 décembre 2015.

Ce ne sont pas les meilleurs romans de l’année, je sais que j’ai fait des impasses regrettables comme Cartel de Winslow ou le dernier roman de James Lee Burke, mais tout simplement les bouquins qui m’ont fait hautement vibrer, les pavés qui ont ruiné mon sommeil  et les livres qui m’ont fait devenir particulièrement associal et m’engueuler avec des abrutis. Forcément, en plus, des impasses reconnues, il y a aussi tout le contingent de romans qui m’auraient sûrement plu mais que je n’ai pas su repérer ou eu le temps de savourer. D’autres m’ont beaucoup séduit mais n’ont pas tenu l’usure provoquée par le temps. Par contre, ces dix bouquins sont les reflets parfaits d’une certaine littérature adorée que j’ai, que nous avons humblement tenté de défendre tout au long de 2016

L’ordre de présentation des ouvrages ne représente absolument pas un classement sauf pour les deux premiers cités qui sont, pour moi, largement au-dessus du lot, même entourés de huit autres joyaux qu’il a fallu sélectionner après moult hésitations et éditions de la liste.

  • PUKHTU SECUNDO de DOA / Série Noire.

« Blood, sweat and tears », Le roman sur la guerre au XXIème siècle sous tous ses angles. Sans équivalent en France et du niveau des meilleurs romans des plus grands auteurs anglo-saxons.

 

  • UNE MORT QUI EN VAUT LA PEINE de Donald Ray Pollock / Albin Michel.

Quatre ans après le choc « le diable tout le temps », persévérant dans une terrible veine noire, Donald Ray Pollock, conteur hors pair a su y adjoindre l’humour, la légende d’un Ouest déclinant et une profonde humanité pour créer un roman immanquable pour tout amoureux de cette littérature. Flippant, hilarant et profondément touchant dans son humanité.

 

  • LES MARAUDEURS de Tom Cooper / Albin Michel.

La Louisiane sinistrée et des gens qui tentent de survivre. Entre tragédie et bouffonnerie, des victimes, des salauds, des crapules, des rêveurs et le personnage romanesque de l’année voire de la décennie Lindquist, sa chasse au trésor du pirate Laffitte, son bras articulé, ses blagues à deux balles et la tendresse que finalement sa folie  inspire.

 

  • YAAK VALLEY, MONTANA de Smith Henderson /Belfond.

Le Montana des années 80. Un assistant social et l’envers du décor du rêve américain : les survivalistes, les toxicos, les parents irresponsables dans le portrait cruel et lucide de trois ados en perdition. Humain et passionnant.

 

  • BRÈVE HISTOIRE DE SEPT MEURTRES de Marlon James /Albin Michel.

La puissance du Ellroy de la bonne époque sous le soleil des tropiques en 76. Uzis, gangs, crimes, trafics, CIA, magouilles politiques et ganja rythmés par le reggae, le rocksteady et le ska dans l’ombre du prophète Marley. Extrêmement violent et halluciné, magnifiquement écrit, bienvenue en Jamaïque.

 

  • PARMI LES LOUPS ET LES BANDITS d’Atticus Lish /Buchet Chastel.

Loin des lumières de Manhattan, à Queens, un New York qui bosse, qui survit dans une histoire d’amour belle, terrible entre deux rescapés. Virtuose, effrayant et passionnant.

 

  • J’AI ÉTÉ JOHNNY THUNDERS de Carlos Carlos Zanón /Asphalte

Quand les spotlights sont éteints, quand l’âge vous rattrape, quand les rêves deviennent des regrets, quand le corps n’en peut plus de la came, le retour à la réalité est très dur. Roman magnifique dans une Barcelone blafarde comme un matin de gueule de bois. Noir Rock n’ Roll.

 

  • LA NUIT DERRIÈRE MOI de Giampaolo Simi/ Sonatine.

Quand un cadre se prend la mondialisation dans la gueule, les conséquences de la crise dans l’Italie de Berlusconi. Social et politique dans le sens noble du terme, un roman monté comme du Thomas H. Cook, touchant au plus haut point.

 

  • LE CONVALESCENT de Jessica Anthony /Cherche Midi.

La collection LOT 49 propose tous les ans, en plus de romans souvent brillants, au moins un OVNI littéraire. Cette fable raconte de manière complètement barrée une histoire barge de la Hongrie et propose un portrait sans complaisance de l’Amérique profonde. A hurler de rire.

 

  • MISTER ALABAMA de Phillip Quinn Morris /Finitude.

Moitié alcoolos, moitié toxicos, des marginaux qui vivent paisiblement de pêche aux moules entre deux excès jusqu’à la mort accidentelle du plus responsable d’entre eux, le grand frère. Et ensuite tout bascule, tous cherchent une voie. Drôle, dur et touchant. Le genre de roman épatant que vous ne trouverez jamais chez nous en France. Un vrai roman de buddies.

 

Pour d’autres avis sur ces bouquins, rendez vous sur le brillant site de veille littéraire: https://www.bibliosurf.com/

Wollanup.

BEST OF 2016, VOL 1 // CHOUCHOU.

Premier des trois Best of 2016 de Nyctalopes. com. Comme nous n’avons pas lu les mêmes romans, comme nous n’avons pas travaillé avec les mêmes éditeurs, nous devrions vous offrir un beau panel de la littérature noire et polars qui devrait bien couvrir ce qui s’est écrit de bien dans le genre cette année, enfin, à notre avis.Il y aura certainement des doublons, la preuve par le premier roman cité par Chouchou… une évidence.Surprise, ne figure pas  » ce rugby que j’aime  » de Bernard Laporte.

 

 

  • DOA : « Pukhtu-Secundo »/ Série Noire

Pour la parfaite clôture d’un cycle dans une œuvre humaniste où émotions et politique s’imbriquent, s’entremêlent, se côtoient… Ouvrage majeur d’une littérature exigeante !

  • Anne Bourrel : « L’invention de la neige »/ La Manufacture de Livres

Froid et grisaille enveloppent notre esprit dans un récit bouleversant d’authenticité où racine conserve un sens concret et fort.

  • Fred et Nath Gevart : « Cavalier Seul »/ La Manufacture de Livres

Thématique rare dans le noir et l’assemblage de sentiments contradictoires donne un ton racé, dense et percutant !

  • Wendell Pierce : « Le Vent dans les roseaux »/ éditions du sous sol

Je connaissais l’acteur, dorénavant je connais mieux l’écrivain et surtout l’homme. Coup de cœur où Espoir est un mot qui résonne !

  • De Cataldo-Bonini : « Rome Brûle »/ Métaillié

Suite somptueuse à Suburra. Les auteurs dissèquent les relations ambiguës entre politique et milieu dans une cohérente mise en perspective.

  • Craig Clevenger : « Le Contorsionniste »/ Le Nouvel Attila

Œuvre transcendante où style et forme originales s’ arc-boutent sur un texte jubilatoire.

  • Miguel Miranda : « La disparition du cœur des symboles »/ L’Aube Noire

Enquête lusitanienne rafraîchissante sous une plume affirmée et raffinée !

  • Kim Un-Su : « Les Planificateurs »/ L’Aube Noire

 

Roman à facettes où le charme asiatique agit autant dans l’écriture que dans l’histoire proposée.

  • Franck Bouysse : « Plateau »/ Territori

Le jeu des mots, allié à un fond puisant dans le tréfonds des âmes, bouleverse !

Don Carpenter : « Un dernier verre au bar sans nom »/ Cambourakis

Objet livresque de haute tenue dans sa dimension littéraire où l’écriture est un personnage à part entière.

***

Alors première compilation de mes ouvrages électifs pour cette année 2016, première année complète pour ce site nyctalopes au sein d’un trio qui a appris à se connaître dans ses lectures et ses personnalités complémentaires. Des chroniqueurs « guests » de renom qui ont assaisonné nos menus constituant indéniablement notre nourriture spirituelle, au même titre que la zik’ pignon intangible de nos avis sur les ouvrages choisis. On tente , on essaie de conserver notre propre intransigeance dans une éthique, une déontologie dans cette position , « on the edge », de lecteur-chroniqueur que je découvre où je tente d’évoluer. Je cherche, nous cherchons d’ouvrir notre horizon éditorial avec les maisons d’éditions qui veulent jouer le jeu avec plus ou moins de réussites. J’en profite donc pour remercier celles avec qui j’ai noué des échanges fructueux, collatéraux, dans cet esprit constructif recherché. Et puis j’espère étendre ce champ des possibles. Belle année littéraire mais ce qui a le plus compté à mes yeux en tant qu’être humain se sont bien ces rencontres et en particulier avec Racoon et Clete. Merci pour l’opportunité que vous m’avez offerte. Je n’ai pas lu nécessairement l’ensemble des ouvrages constituant pour beaucoup les incontournables de cette année mais j’ai apprécié la découverte de romans hors les sentiers battus.

Mon habillage musical représente aussi le reflet de mon année dans la notion de découverte, de qualité et symbolisant un brin mon état d’esprit en écrivant ces lignes et de manière générale sur le titre choisi.

Chouchou.

 

Dead on Arrival, 9 Novembre 2016

Le temps maussade et plutôt frais aux alentours de 18h30 ne devait pas porter à une certaine allégresse. Je me trouvais dans le quartier des éditeurs à quelques encablures de la rue du Bac. Mais voilà, un événement motivant m’attendait en ce jeudi soir. En effet les éditions Gallimard et la Série Noire nous accueillaient en petit comité, sous l’égide de Babélio, pour une rencontre excitante, débordant du simple cadre de la lecture puisque nous allions, j’allais rencontrer le géniteur de l’œuvre magistrale PUKHTU.

Un peu tendu en pareille circonstance d’assister, de participer à un tel échange avec ce littérateur qui m’a tellement transporté dans ce qui représente l’une de mes nourritures spirituelles incontournables. Je dois préciser que mon adhésion au travail du sieur ne se limite pas à ce dernier ; j’ai aussi vibré sur « La Ligne de Sang » qui avait reçu un accueil mitigé et bien sûr le socle du dernier en date « Citoyens Clandestins » et « Le Serpent aux mille coupures ».

Questions/réponses sur une durée de 45’ une heure nous exposant la genèse dudit écrit et l’homme n’est pas avare dans ses explications. Je pourrais dire qu’au delà de ma réceptivité de son travail d’écrivain j’ai découvert un être humain, de manière partielle, à l’écoute, sensible aux avis de son lectorat, ouvert à la critique constructive sous couvert d’un ensemble didactique. En nous révélant ses méthodes d’élaboration de son œuvre maîtresse, en précisant certaines anecdotes ponctuant l’avancée de celle-ci,il témoignait de sa volonté sincère et respectueuse d’une relation tournée vers autrui. Cela a amplifié mon ressenti face à une concrète humanité manifestée pour son amour de ses personnages.

L’homme, et concomitamment l’auteur, fait montre d’une réelle propension à la prise de risque, c’est son adrénaline, probablement sa raison de vivre, son combat, ses challenges. On le perçoit structuré, s’affranchissant du superflu, s’amendant du sensationnalisme pour le sensationnalisme en cherchant à décrire des réalités crues sans guirlandes et trompettes.

Ce fut, donc, sous les ors et lambris du cadre imposant des éditions Gallimard tout sauf une soirée maussade mais bien la découverte derrière le rideau d’un condisciple, n’aimant pas les représentations imagées, qui préfère la ligne droite tout en étant capable de tracer des voies d’emprunts parallèle à sa ligne de conduite.

Rencontre riche et humaine !

Chouchou.

PERFECTIBLES! A VENIR!

ange-gardien

Septembre, on reprend le boulot et on s’aperçoit que l’aisance qu’on avait à chroniquer un bouquin par jour a disparu en même temps que les dernières chaleurs estivales. Il est certain qu’on n’arrive plus à avoir le même rythme. Les pavés ne couvrent pas la plage comme le proclamait le slogan de 1968 mais sont sur nos tables de chevet. La rentrée littéraire, de mon modeste point de vue est excellente, coup de chance ou qualité au rendez-vous de l’énorme quantité,je ne saurai dire mais quand il faut s’enfiler des monstres comme Marlon James, DOA et Don Winslow, il est certain qu’on a moins de loisirs pour d’autres romans moins imposants mais autant désirés.

« America » a aussi créé des envies de vous faire connaître des auteurs que nous avons rencontrés et qui sont à l’image de leurs romans, magnifiquement humains, passionnés. Et ces entretiens (entre la préparation, la traduction…) contribuent aussi à diminuer le temps de lecture. Néanmoins, sous peu, vous devriez lire les propos de Smith Henderson grâce à la bienveillance du service presse de Belfond, ceux de David Joy grâce à la disponibilité et à la gentillesse de Muriel et de la maison Sonatine tout en rêvant de pouvoir atteindre Atticus Lish dont le roman foudroyant continue à hanter mes pensées.

On vous attend aussi pour un entretien avec DOA au moment de la sortie de PUKHTU secundo et ceux qui ont lu ses propos sur le site connaissent sa puissance d’évocation et son franc parler qui le rend si crédible.

On relance aussi « Mon Amérique à moi » et malgré des promesses non tenues et qu’on regrette,on ferre actuellement des gros poissons… à suivre.

Donc, on est bien là, on bosse dur mais ce n’est que du plaisir, du bonheur. Si jamais, on est absents un matin, c’est que vraiment, vraiment, on n’a pas pu.

De plus, si vous adhérez de manière générale à nos goûts, le 28 au matin, allez acheter ce roman, même choc que « le diable tout le temps » dans un style totalement différent, la marque des très grands ! Même Calex ne quitte plus Pollock.

Wollanup.

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Festival AMERICA Première.

En préambule, je voudrais remercier Francis Geffard, la Ville de Vincennes et l’ensemble des partenaires de cet événement. En second lieu, ces rencontres ont été multiples et elles ont été l’occasion d’enfin rencontrer l’équipe Nyctalopes. Je tiens à les remercier par cette entremise de pouvoir vivre, sous une autre forme, ma passion vitale qu’est la littérature.

Première, pourquoi ? Car je suis un béotien concernant les salons littéraires. Il y avait des marches à gravir, des tapis rouges, des monstres de l’écriture américaine et nord-américaine sous les ors et les lambris de bien belles architectures. Mais point de groupies transis devant des idoles incarnées mais bien des passionnés, des connaisseurs, et pour certains de véritables experts es-roman noir. Mais point, non plus, d’ égos surdimensionnés, on est bien face à des littérateurs de haut niveau et doués d’une humilité sincère. Pas de grandiloquence, de m’as-tu-vu, d’étoiles filantes, on est bien face à des personnes simples, dénués d’artifices « papier cadeau ». Un petit bémol concernant le maître surjouant un chouille, le géniteur de la Malédiction Hillicker, et ma déception en l’absence d’un de mes incontournable l’auteur de la Vie et mort de Bobby Z pour des raisons obscures.

Dans cette journée de Samedi mon choix s’était porté sur un débat du forum des écrivains sur le thème « Toute la noirceur du monde ». On a pu apprécier Smith Henderson et Iain Levison dans un ping-pong huilé retraçant un monde mal en point où l’arbitraire semble régner sans partage. La soif de pouvoir attise les haines. Mais quelle mine d’or pour les écrivains ! Arnaques, braquages, et crimes en tout genres défraient aussi la chronique en littérature, et noir en particulier. L’avantage de ce face à face fut incontestablement une fluidité oratoire et une indéniable complicité des auteurs participants. Sous couvert de styles différents, noir, aride, sans concessions pour Henderson qui suit un homme courageux mais prenant les mauvaises décisions, et un Levison adepte d’un narration et un sens du conte où s’instille un réel humour d’une clairvoyance furibonde. L’association fonctionne et il existe plus de points communs qu’on ne pourrait penser initialement et j’ai eu cette impression que leur univers, leur vision romanesque s’interpénétraient avec une désarmante logique. Une leçon pour nos humbles lecteurs et d’autant plus humbles chroniqueurs car, en ce qui me concerne, le maître mot de ce débat reste bien celui de simplicité. Simplicité des hommes doués dans l’architecture manuscrite que simplicité envers leur public, leurs lecteurs. Ça j’aime !

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Ce festival a été l’occasion de me familiariser avec un milieu riche de métiers différents mais complémentaires ; en passant par des libraires passionnés, des attachées de presse investies et sensibles à leur univers, les bloggeurs impressionnants de connaissances et liés viscéralement à ce monde qui fait leur bonheur. L’organisation même de ce raout est millimétrée au pied à coulisse, elle possède cette unité de lieu où l’ensemble des points de rencontres conservent un périmètre ramassé qui sied aux festivaliers.

Merci, donc, à tous les intervenants et j’en retire surtout donc UNE chose La RENCONTRE. J’essaie par ma minime participation d’appartenir à cette belle famille et avant tout à la chance qui m’a été donné d’épancher ma faim bibliophagique de qualité, aliment indispensable à ma vie au même titre que la musique.

Chouchou.

 

AMERICA! AMERICA!

Mon deuxième festival America et s’il n’ y a plus la surprise de la nouveauté comme en 2014 où l’amateur de littérature ricaine que je suis s’était retrouvé comme un gosse devant cette galerie de grands écrivains, le plateau, cette année, malgré l’absence de dernière minute de Don Winslow était à nouveau de tout premier plan.

Alors, je vais encore me faire des nouveaux amis mais je voudrais juste faire une petite parenthèse. Dans le relationnel avec le lecteur, il y a une énorme différence entre les auteurs français et les auteurs américains. Les Américains sont des pros pour la grande majorité. Ils couplent souvent leur job de romancier avec des cours qu’ils donnent plus ou moins bien dans des facs mais qui leur laissent suffisamment de temps, d’une part pour écrire et d’autre part pour apprendre à vendre leur produit.

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Jamie Poissant

Il suffisait de voir Ellroy faire le cabot ce weekend à Vincennes avec sa chemise hawaïenne qu’il remet à chaque fois qu’il vient en France. On peut donc avoir des bateleurs comme lui mais on a surtout des auteurs dispos, à l’écoute, sympas, sachant parler intelligemment de leurs bouquins, approfondir leur propos, c’est du grand art. D’expérience, je vous garantis qu’il est plus facile d’obtenir un entretien d’un grand romancier américain que d’obtenir, parfois, une réponse à un mail envoyé à un auteur français.

Ils font le job, c’est sûr, cela ne paraît pas toujours innocent, spontané, sincère mais cela fait partie de leur métier d’auteur commencé à la force du poignet dans des ateliers d’écriture quand en France, certains pensent qu’il suffit de noircir une page ou de raconter son petit déjeuner sur Facebook pour envisager l’immortalité.

 

Et donc à America, les auteurs font leur métier dont une partie est de rencontrer leur lectorat et c’est du pain bénit pour les lecteurs et bien sûr pour les bloggeurs en goguette.

Emily Saint John Mandel

En vrac et encore sous le charme:

l’énorme gentillesse de Bret Anthony Johnson, la puissance, la verve de Marlon James égales à celle de son tonitruant roman sur la Jamaïque, la classe d’ Emily Saint John Mandel se promenant dans le parc dimanche matin, la puissance, la force dégagée par Atticus Lish, la grande humanité et les excellents goûts musicaux de Smith Henderson (on en reparlera), une discussion à propos de Woodrell avec l’étonnant David Joy ( à suivre), la bonne santé de David James Poissant, les qualités de sprinter de Brian Hart en retard conséquence certaine d’ un problème de réveil dimanche, les regrets de n’ avoir pas osé dire mon admiration à Thomas H. Cook, Joseph Boyden à la terrasse d’un café, l’excellence de Megan Abbott…

Et tout cela fonctionne à merveille dans un cadre magnifique, dans une ville qui donne (presque) envie d’y vivre, où les différents lieux du festival sont joignables à pied très rapidement et sont autant de lieux magiques où se révèlent la passion, le talent, l’intelligence, la classe et la réflexion .

Atticus Lish

Atticus Lish

L’organisation est, elle aussi, très pro et les hôtesses comme les animateurs de débats, tous bénévoles, contribuent par leurs sourires et leur altruisme pour les unes et leurs compétences pour les autres à faire de l’événement un rendez-vous culturel de premier plan pour les amoureux de littérature d ‘outre atlantique.

Les grands pros comme Christine Ferniot de Télérama ou Bruno Corty du Figaro qui a animé avec talent un poignant « Après la guerre »avec Willy Vlautin, Atticus Lish et Kevin Powers tout comme les passionnés éclairés comme Sandrine Brugot- Maillard du site « tête de lecture » ont su se mettre au diapason pour élever les débats à un niveau passionnant au travers d’animations très travaillées.

America, personnellement, c’est aussi des rencontres avec des personnes avec qui je corresponds ou que je lis depuis des années sans les avoir jamais vues: Hélène, Léa de « Léa Touch book » qui venant de l’ Hérault a découvert la pluie, Chouchou qui fait un bout de chemin sur Nyctalopes, Sandrine de « Tête de Lecture », Brigitte Semler de Belfond qui m’a offert une rencontre magique avec Smith Henderson, Nathalie Perrony traductrice de « Yaak valley Montana » qui m’a sauvé plusieurs fois dans l’entretien, Muriel Poletti attachée de presse « free lance » qui fut une des premières à me faire confiance …et des rencontres ratées avec Christelle de « Dealeur de lignes », Diane de Belfond l’ Arlésienne de Vincennes, Joséphine de Denoël…

Smith Henderson et Nathalie Perrony

Smith Henderson et Nathalie Perrony

C’est tout ce petit monde réuni autour d’une passion pour un continent, une culture, une littérature, une histoire par le plus grands des passionnés Francis Geffard que je tiens à remercier pour ce beau weekend.

Wollanup.

PS: manque juste un peu de bonne zik.

RENTRÉE LITTÉRAIRE

ON ATTAQUE LE 17.

On a beaucoup lu, on est prêt et on s’octroie une petite pause régénératrice.

en pleine forme

Profitons de ce billet pour souhaiter de bonnes vacances à Chouchou dans sa Nièvre natale et qui semble pleinement apprécier ce retour aux sources.

.chcou chaman

A mercredi.

Take care!

Wollanup.

PS: « Ce premier roman m’a frappé tel la foudre, comme l’oeuvre d’un auteur au sommet de son art. Yaak Valley, Montana est un chef-d’oeuvre. »
Philipp Meyer, auteur de Le Fils.

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