De ce conte maléfique émergeant des récits décalés dans le temps de deux femmes, nous soustrait à notre quotidien et nous embarque dans un monde fantasmagorique dont l’inertie mercurée accapare notre esprit, notre imaginaire.
« Londres, époque victorienne. Le sanatorium de Wakewater est une sinistre bâtisse située sur les bords de la Tamise qui accueille les jeunes femmes dépressives. On retrouve régulièrement des cadavres de noyées échoués à proximité…
Londres, de nos jours. Délaissé pendant des années, Wakewater a été transformé en immeuble dernier cri. C’est ici que s’installe Kirsten, à la suite d’une rupture. Elle espère y trouver la paix, grâce au calme réparateur de la Tamise. Au fil des jours, la jeune femme devient de plus en plus obsédée par les secrets que recèle l’ancien sanatorium. Et si les noyées de Wakewater n’avaient pas dit leur dernier mot? »
La découverte accidentelle d’une capacité, d’un pouvoir de l’ordre du divin, tout en possédant l’attribut maléfique en miroir, projette José dans des questionnements légitimes. L’auteur emmènera le lecteur dans sa réflexion intime dans l’affrontement de sentiments opposés tiraillé par une base culturelle et éducationnelle traditionnelles, communes. Continue reading
« Duddy Kravitz, jeune homme de confession juive, fils de chauffeur de taxi, a grandi à Montréal pendant la guerre entre les boutiques minables et les terrains vagues de la rue Saint-Urbain. Et, pourtant, il voit son avenir en grand. Déterminé à échapper à la pauvreté à tout prix, Duddy multiplie les entreprises plus ou moins hasardeuses : il travaille comme serveur dans un hôtel de luxe, se lance dans une société de production audiovisuelle spécialisée dans les anniversaires, mariages et bar‑mitsvas, se retrouve embarqué dans un trafic de drogue à la frontière canadienne… Sans jamais perdre de vue son principal objectif : acheter une parcelle de terre dans les Laurentides, parce que son grand-père, Simcha, lui a toujours répété qu’un homme qui ne possédait pas de terres n’était personne. Grâce à Yvette, qui l’aime, Duddy voit la réussite lui sourire, jusqu’au jour où son ambition l’amène à commettre l’irréparable. Indestructible, amoral, intrépide, intrigant, séducteur, menteur invétéré… »
A la croisée des chemins, Duddel lègue son côté opiniâtre à un unique précepte sermonné par son aïeul : «être adulte signifie posséder des terres ». Croisée des âges dans cette partie floue jouxtant l’entrée dans la majorité, croisée de son identité culturelle, culturelle le marquant au fer blanc dans le paradoxe de ses choix, croisée dans sa position intra-familiale tiraillé par un frère vertueux et un père impétueux se gaussant de ses faiblesses pour des pratiques licencieuses. Cette période charnière de la vie exigera le lubrifiant nécessaire à ce passage sans accroc et en conservant la fougue vitale à ses projets. Continue reading
La brillance, les lumières de la métropole attisent les rêves. Quand ceux-ci sont déçus la chute est vertigineuse. Car la société en a décidé autrement, un tunnel sombre se profile devant une jeune femme à l’orée de sa vie.
« Il a suffi d’une fois. Une seule mauvaise décision, partir, suivre un homme à Paris. Moe n’avait que vingt ans. Six ans après, hagarde, épuisée, avec pour unique trésor un nourrisson qui l’accroche à la vie, elle est amenée de force dans un centre d’accueil pour déshérités, surnommé «la Casse».Continue reading
Un road trip entre la I40 et la route 66, nous fait suivre un couple en bout de course. Leurs destins sont liés mais surtout ils sont impliqués dans une volonté réflexe de survie !
« Décembre 2001, Albuquerque, Nouveau Mexique. Alors que Jamie, gardien de parking, a quitté Manhattan avec sa femme Jackie onze ans auparavant, après avoir dénoncé un parrain de la mafia new-yorkaise, son passé le rattrape. Traqué par des tueurs et en pleine crise de couple, il doit fuir vers Los Angeles avec Jackie pour recourir au bureau du programme de protection fédérale des témoins (WITSEC). »Continue reading
On a tous un imaginaire foisonnant en ce qui concerne l’Histoire si celle-ci avait été modifiée et quelles en seraient les impacts sur notre futur, comment le monde aurait évolué. Cet ouvrage nous propose justement de nous fondre dans un Londres, la Grande Bretagne, sous la tutelle, la férule de l’empire nazi et par le biais d’une enquête associant les différentes factions de l’organigramme du Reich, l’extrapolation historique fonctionne. Continue reading
Telle une pièce de théâtre en cinq actes, la trajectoire de Boris dans sa quête d’histoire familiale nous embarquera dans un périple aux villégiatures contrastées, pavé de surprises et de virages inattendus. Continue reading
En partance pour un périple de conserve avec cet anthropologue Russe entre son pays natal et la Papouasie Nouvelle-Guinée en obliquant par Paris. Le voyage sera rude et exigeant. Continue reading
Au décours de la seconde guerre mondiale, un homme investit pour son goût immodéré pour l’art, ses sens se portent invariablement vers ces œuvres portants, à ses yeux, le sens ultime de son existence. Le conflit lui ouvrira les portes de sa passion mais sera, en outre, le vecteur d’une autre qui le rapprochera de sa condition humaine.Continue reading
Dans la France du « roi-bourgeois », Louis-Philippe, et sous le joug du ministre de l’intérieur sanguinaire Adolphe Thiers, une recherche effrénée d’un tueur en série d’enfants débouchera sur des associations, des amitiés baroques.
« Une enquête criminelle dans les bas-fonds de Paris en 1835, retraçant les derniers jours du célèbre dandy, assassin et poète Pierre-François Lacenaire
Durant l’hiver 1835, sous le règne de Louis-Philippe, alors que Paris est rongé par la misère et les attentats, la police enquête sur un tueur d’enfants. Tous les indices orientent Allard, chef de la Sûreté, vers le célèbre poète et assassin Pierre-François Lacenaire. Incarcéré à la Conciergerie, celui-ci passe ses journées à recevoir des visiteurs et à rédiger ses Mémoires en attendant de passer sous la guillotine. Un autre crime se produit, révélant davantage de similitudes avec ceux commis jadis par Lacenaire. Allard décide alors de le solliciter dans l’espoir de résoudre au plus vite cette enquête tortueuse. Entre le policier et l’assassin s’instaure une relation ambiguë, faite de respect et de manipulation, qui les entraînera tous deux dans les coulisses d’un Paris mystérieux et violent. »
Les révoltes grondent dans le Paris du XIXème siècle et après celle de Lyon des Canuts, la boucherie face aux revendications de la classe ouvrière prend une tournure effroyable quand les troupes du général Bugeaud ravagent un quartier au 12 rue Transnonnain. (actuel rue Beaubourg). C’est dans ce climat délétère que les crimes seront perpétrés et le paradoxe voudra que cela soit un propre assassin qui en possède les clefs de la compréhension.
Ce Paris chaos, ce Paris pauvre, ce Paris interlope, dans sa désolation résonne de mille vibrations dans différentes dimensions. Les conditions de vie, dénuées de dignité, poussent à la débrouille, au système D, et le crime reste la phrase, le point, des existences suspendues à des fils ténus.
La ville capitale est un personnage à part entière dans le récit de Michael Mention. Il l’hume, exhale de ses pages les fragrances distinctes à chaque lieu. Le cœur alimentaire des Halles et les abattoirs montmartrois restent symptomatiques de cette volonté de nous plonger dans une œuvre littéraire olfactive. Par ce biais, il réussit de fait à nous transporter dans nos propres sens et édifie une bulle pluri-dimensionnelle.
C’est en retraçant la politique de l’époque qu’il évoque en filigrane, ou pas, des problèmes sociétaux contemporains. Le niveau facial des difficultés populaires n’évolue pas dans le même registre mais conserve un reflet saisissant des humiliations, des brimades, du déclassement, des uns face aux autres. La société du XIXème siècle, aussi sordide soit-elle, possède les variables d’ajustements similaires à notre époque.
Transporté dans cette enquête poisseuse, rugueuse, noir opium, où la guilde des auteurs de romans noirs est fièrement représentée. Les pages sont rêches, excorient notre pulpe digitale mais la lecture est bien source d’enrichissement personnel et dans nos réflexions face à notre Histoire.
Roman historique lacérant qui se joue de nos sens dans l’olfacturium putride d’une cité exsangue !
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