Sæluríkið
Traduction: Eric Boury

« Le moteur de la Lada s’étouffa et cala une fois de plus, ils la poussèrent jusqu’au bout de la jetée où était amarré le chalutier russe.»
C’est le début du sixième tome de la série « Konrad » d’ Arnaldur Indridason…Mais avant de se prononcer sur cette nouvelle enquête, il faudrait faire un peu de ménage. Il faudrait se débarrasser d’un nombre important de pages qui, pour moi, affaiblissent la progression de l’intrigue, diluent les nouvelles investigations, cassent les ressorts et irritent le lecteur fidèle et non amnésique qui aurait juste besoin de petites allusions ou de simples références aux livres concernés pour se remettre dans le bain…
Il faudrait donc rejeter tout ce qui concerne la mort d’Erna, (la femme de Konrad), les infidélités de Konrad et ses regrets…Les souvenirs de camping avec les amis Léo et Dora. La tentative d’assassinat (un anesthésiste sorti de prison lui administre un produit et l’envoie en soins intensifs)… Les relations avec son fils Hugo qui s’améliorent après l’agression subie par Konrad …La sœur Beta qui a été rouée de coups et hospitalisée entre la vie et la mort… Eyglo et ses visions…L’histoire du meurtre de Seppi, le père de Konrad, devant les abattoirs…
Il faudrait aussi passer outre un certain nombre de répétitions agaçantes : J’ai lu 7 ou 8 fois quasiment le même paragraphe, expliquant le trafic de vieilles Lada volées embarquées sur des chalutiers soviétiques…
Le livre (l’opuscule ?) qui survivrait à tous ces rejets nous offre un enchevêtrement d’intrigues provenant d’affaires résolues auxquelles Konrad, toujours à la retraite, se consacre avec l’espoir de rendre justice aux victimes. Les réseaux d’espionnage russes organisent des disparitions inquiétantes dans les années 60. Léo, l’ami policier de Konrad a fait sciemment accuser un innocent. Le mystère de la mort du père de Konrad … Là, on retrouve « notre » Arnaldur Indridason, mais si on pouvait lui susurrer quelque chose dans l’oreille on lui dirait : « Laisse tomber Konrad, il tourne en boucle, il a bien mérité sa retraite !»
Indridason chez Nyctalopes: LE LAGON NOIR, DANS L’ OMBRE, PASSAGE DES OMBRES, LES ROSES DE LA NUIT, LA PIERRE DU REMORDS, LE MUR DES SILENCES, LES PARIAS,
Soaz.
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