
« En un peu moins de deux minutes, Thomas meurt, étouffé. Prestation moins longue que son dernier solo de guitare, sur scène, tout à l’heure, mais beaucoup plus originale. D’une certaine façon, je viens de rendre service au rock’n’roll. »
C’est l’œuvre d’un tueur à gages au «nom absurde Madjid Müller ». Quand il avait 6 ans ses parents « se sont fait descendre par la police, lors du braquage d’une agence du Crédit Lyonnais qui a mal tourné, à Montargis.» Des chances, donc, pour qu’il tourne mal lui aussi : la preuve, il possède un immeuble entier rue Saint-Honoré à Paris et gagne bien sa vie… en ôtant celle des autres.
Sa nouvelle mission que lui confie son patron : Supprimer un salaud de pédophile.
« Le client est une de ses victimes. Il paie cher car il demande un, comment dire… supplément. Il veut être présent. »
Quel est le supplément en question ? Surprise…
Le pédophile : Robert Cueno. Un richissime retraité dans un« mouroir de luxe », un EHPAD, en Franche-Comté. À Besançon.
Le client : Damien Battant.« C’est un universitaire, je ne peux miser sur son aplomb, sur sa jugeote, je dois partir du principe qu’il sera un boulet. »
Sans trop d’acrobaties, nous allons plonger dans presque une dizaine de revirements spectaculaires dans les quelques 180 pages du livre…Une bonne moyenne donc, sauf qu’on rencontre un problème : au fil des pages, nous devenons copains comme cochons avec Robert-l’octogénaire- pédophile. Il est « alerte, pétillant et enthousiaste » solaire, affectueux, courtois …« c‘est marrant de traîner avec lui ». On s’attache !
Dans cette farce, Jacky Schwartzmann, tape, comme d’habitude et pour notre plaisir ,(voir chez Nyctalopes :BASTION, KASSO, PENSION COMPLÈTE, DEMAIN C’ EST LOIN .) sur beaucoup de monde. Là, ce sont surtout sur les chaînes d’info en continu « dont l’unique fonction est de remplir les cases entre les publicités « et dont les journalistes sont des « laquais » qui passent à la moulinette…
Il y a de l’humour, de la tendresse, du cynisme, de l’énergie mais, pour moi, moins de bonnes vannes (et leur part de vérité) que dans des livres précédents.
« Entre l’os à moelle et l’andouillette triple A. Que dire ? » Il suffira en effet d’un rien du tout pour que le lecteur referme le livre en étant hilare, voire un peu attendri ou fasse la gueule !
Soaz.
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