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Chroniques noires et partisanes

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Entretien avec Antonin Varenne pour « équateur » chez Albin Michel

A l’occasion de la sortie d’ « Équateur », magnifique roman d’aventure qui se déroule au XIXème siècle, comme « Trois mille chevaux vapeur » paru en 2014, Antonin Varenne a répondu à nos questions. Il parle de son roman, de son travail d’écrivain, de l’Amérique avec simplicité, clarté et intelligence. Enjoy !

 

 

  • Comment êtes-vous venu à l’écriture ?

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ÉQUATEUR d’Antonin Varenne chez Albin Michel

Dans « équateur », Antonin Varenne, l’écrivain voyageur nous embarque à nouveau pour un grand voyage dans l’Amérique du XIXème siècle. On plonge dans un roman d’aventures de la même veine que  « trois mille chevaux vapeur ». Ce n’est pas vraiment une suite et même si certains personnages réapparaissent, on peut le lire indépendamment car c’est une histoire à part entière. Par contre on y retrouve le même souffle, le même style : les deux sont à lire ! Bon vous aurez compris, je suis fan…

« Voleur et incendiaire dans le Nebraska, déserteur de l’armée, meurtrier dans le Nevada : Pete Ferguson est un homme en fuite. Sur la piste de l’équateur, là où le monde tourne à l’envers et où les rêves sont vrais, trouvera-t-il cette terre promise qui changera son destin ? » Continue reading

L’ AMOUR ET AUTRES BLESSURES de Jordan Harper /Actes noirs.

Traduction: Clément Baude.

Jordan Harper est un auteur originaire du Missouri vivant actuellement à L.A. qui a été critique rock, d’où des références musicales impeccables, pleinement en harmonie avec le propos et scénariste pour des séries TV d’où peut-être aussi ce talent pour créer des situations franchement originales. Son premier roman « She rides shotgun » sort en mai aux USA et ici, il n’ y a plus qu’à attendre pour savoir s’il confirme l’essai éblouissant réalisé par ce recueil de nouvelles. Continue reading

NU COUCHÉ SUR FOND VERT de Jacques Bablon / Jigal.

Vert comme la pousse d’un jeune rameau, vert comme une jeunesse perdue, vert comme l’espoir friable, vert telle la chlorophylle de vie, source d’oxygène florale…Deux collègues, deux flics que beaucoup opposent s’agrègent dans une double affaire indépendante. L’une touche de manière directe Romain et sa vie antérieure, l’autre consume son présent. La « danse » de ces missions capitales pour nos protagonistes évoluant entre passé et événements de l’immédiateté, dressera par ailleurs les portraits taillés à la serpe d’un homme et d’une femme en quête de repères d’épanouissement pour leur futur.

« Margot et Romain. Deux flics d’une même brigade. Ont en commun l’habitude de sortir du cadre autorisé pour régler à leur manière les affaires criminelles qui leur tiennent à cœur. Margot veut retrouver l’assassin du père de Romain, tué par balle, il y a vingt-cinq ans. Une famille au destin tragique… Romain ne lui a rien demandé. Mais Margot ne supporte pas que des tueurs cavalent librement dans la nature. Romain, lui, traque les auteurs du carambolage meurtrier qui a coûté la vie à l’inspecteur Ivo, son coéquipier. Leurs armes ? Acharnement et patience sans bornes pour Margot… Beretta et fusil à lunette pour Romain ! Une plongée dévastatrice où le hasard n’a pas sa place… » Continue reading

UN NOM DE TORERO de Luis Sepúlveda / Métailié noir.

Traduction: François Maspero.

 

Je ne vais pas jouer les biographes et ce serait vous manquer de respect. Si vous venez par ici régulièrement, vous savez, bien qu’on ne l’ait jamais chroniqué encore, que Sepulveda, c’est notre came et qui se ressemble s’assemble, dit-on, vous connaissez inévitablement « le vieux qui lisait des histoires d’amour », « histoire d’une mouette et du chat qui lui apprit à voler » entre autres. Sorti en 1994, « un nom de torero » est réédité cette année car Sepulveda, plus de vingt ans après, a écrit une suite sublime, « la fin de l’histoire », chroniquée aussi dans la semaine.

Luis Sepulveda, grand conteur chilien a connu l’emprisonnement pendant deux ans sous Pinochet et c’est l’aspect politique et noir de son œuvre qu’il met ici en avant dans un roman, un peu dans la même veine et les thématiques que « l’ombre de ce que nous avons été ». Continue reading

CAVALE BLANCHE de Stéphane Le Carre / Editions Sixto.

Cavale Blanche ressemble à une peinture issue du romantisme noir retranscrite sur papier.

Dan est en fuite. Après un braquage qui a mal tourné, Dan se retrouve sur une île dans le Finistère. Dans sa retraite, Dan va se confronter aux éléments naturels, l’océan déchaîné. Il va s’interroger : sur son existence, l’amour, l’amitié… Son destin.C’est en Bretagne que l’intrigue du roman prend place. Cavale Blanche s’adresse à tout le monde et il n’est pas nécessaire de connaître cette région de France pour apprécier cette œuvre de Stéphane Le Carre. La Bretagne, comme elle est décrite, a des reflets intemporels et difficiles à situer si Brest n’était pas citée. Continue reading

MOUNTAIN STORY de Lori Lansens / Denoël.

Traduction : Lori Saint-Martin et Paul Gagné (Anglais canadien)

La montagne, théâtre magistral d’une dramaturgie rude pour quatre randonneurs, plante irrémédiablement ce décor singulier d’espace, d’introspection et, paradoxalement, aussi de communions multiples.

« Un matin d’hiver, quatre randonneurs se retrouvent dans la cabine d’un téléphérique qui les dépose en haut d’Angel’s Peak. La météo change brusquement et une tempête de neige les bloque en altitude. Bravant une contrée aussi sublime qu’inhospitalière, Nola, Bridget, Vonn et Wolf – qui ne se connaissaient pas vingt-quatre heures plus tôt – seront confrontés à une question terrible : quels sacrifices sont-ils prêts à consentir pour sauver la vie d’un inconnu? » Continue reading

BORDERLINE de Jessie Cole chez Actes Sud

Traduction : Hélène Frappat.

Borderline est le premier roman de Jessie Cole, jeune romancière australienne. Elle s’est inspirée de la chanson « Darkness on the edge of town » de Bruce Springsteen, qui est aussi le titre original du bouquin, une chanson sur les secrets si lourds à porter, sur le sort qui s’acharne… Une belle chanson pour un roman qui ne l’est pas moins.

« Un soir d’automne, Vincent rentre chez lui après quelques bières au pub avec des potes. Perchée sur les hauteurs, sa maison n’est accessible que par une route sinueuse. Dans le dernier virage, il avise une voiture renversée, dont le moteur tourne encore. Il se gare, sort de son pick-up et se précipite vers l’épave. Il n’y a personne dans la voiture, mais il perçoit du mouvement au bord de la route. C’est alors qu’il la voit, accroupie, le talus plongeant à pic derrière elle. Elle se balance légèrement et chantonne. Quand elle lève la tête, ses longs cheveux s’écartent, découvrant le bébé mort qu’elle tient dans les bras. Il les ramène chez lui en attendant l’arrivée des secours. La jeune femme est hospitalisée en état de choc. Quelques jours plus tard, il la retrouve, pieds nus, tremblante, perdue, dans son jardin.

Il la recueille et prend soin d’elle, sous le regard de sa fille adolescente. À mesure qu’il s’attache à elle, Vincent comprend que son traumatisme est plus ancien que la mort de l’enfant. Ce qu’il ignore, c’est que le père du bébé est sur le point de retrouver la trace de celle qui avait décidé de le fuir à tout jamais… » Continue reading

LES ANIMAUX de Christian Kiefer chez Albin Michel / Terres d’Amérique

Traduction : Marina Boraso.

Christian Kiefer enseigne à Sacramento en Californie. « Les animaux » est son deuxième roman et le seul publié en France.

 « Niché au fin fond de l’Idaho, au cœur d’une nature sauvage, le refuge de Bill Reed recueille les animaux blessés. Ce dernier y vit parmi les rapaces, les loups, les pumas et même un ours. Connu en ville comme le « sauveur » des bêtes, Bill est un homme à l’existence paisible, qui va bientôt épouser une vétérinaire de la région.

Mais le retour inattendu d’un ami d’enfance fraîchement sorti de prison pourrait ternir sa réputation. Rick est le seul à connaître le sombre passé de Bill, que ce dernier s’est acharné à cacher pendant toutes ces années. Pour préserver son secret et la vie qu’il a bâtie sur un mensonge, Bill est prêt à tout. Au fur et à mesure que la confrontation entre les deux hommes approche, inéluctable, l’épaisse forêt qui entoure le refuge, jadis rassurante, se fait de plus en plus menaçante… » Continue reading

PENITENCE de Philip Kerr / Le masque.

Traduction: Philippe Bonnet.

« Gil Martins est un agent du FBI qui lutte contre le terrorisme depuis Houston, Texas. Il est le témoin quotidien d’actes de violence perpétrés par des extrémistes de toutes sortes. Autrefois croyant, la réalité cruelle de son travail le porte à remettre en question l’existence de Dieu, ce qui provoque de fortes tensions avec sa femme, Ruth.
   Lorsque plusieurs personnalités athées – dont un professeur de biologie, un obstétricien et un journaliste – sont victimes d’attentats aussi étranges qu’inexpliqués, Martins lance une enquête malgré le scepticisme de ses supérieurs… »

Inutile d’indiquer la fin de la quatrième de couverture puisqu’elle vous emmènerait à la moitié du roman, ce qui me semble bien exagéré. Quand bien même, l’aspect thriller du bouquin se développe dans la deuxième partie, la première, sans être explosive, vous permet de vous familiariser avec l’enquête et surtout avec le héros. Gil Martins, originaire d’Écosse a connu une adolescence sous le joug de la foi catholique, qu’il a abandonnée au profit du courant évangéliste pour une meilleure fusion avec sa femme Ruth. Et celle-ci le quitte en début de roman en arguant de son manque de foi qui en fait se rapproche beaucoup plus de l’athéisme. Ainsi, pendant cette partie, nous découvrons, au sein d’un enquête à laquelle lui seul croit, le tableau des croyances au Texas ainsi que certaines casseroles d’un clergé ricain si semblable à son homologue européen. Et ainsi, sur un ton moqueur, alerte, Philip Kerr, offre beaucoup de grain à moudre aux pourfendeurs des religions en général et aux opposants à la religion chrétienne et à ses extrémistes qu’il nomme les christianistes en particulier. Continue reading

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