« Au jeu des apparences, les règles ne sont jamais celles que l’on croit…
Lucas, vingt-huit ans, est un jeune homme charmant, à qui l’avenir semble sourire. Quand sa compagne le quitte et qu’une promotion attendue lui échappe, son équilibre vacille. À en croire Étienne Etgazier, son sympathique voisin de palier, un sexagénaire souvent en robe de chambre, cela ne fait aucun doute : Lucas est victime d’une injustice.
L’affaire est trouble.
Mais Étienne a peut-être une solution. »

Lucas est malheureux dans sa vie professionnelle comme en amour alors qu’il avait tout pour réussir, donnant tout le temps le meilleur de lui-même. Mais son curieux et extravagant voisin sexagénaire, employé de la RATP, va l’aider à comprendre quelle injustice au boulot lui a fait perdre une promotion qu’il méritait. Etienne Etgazier veut donc fouiller au sein de l’entreprise pour comprendre cette machination et aider un Lucas qui perd pied. Et Etienne Etgazier a des ressources.

Etonnant petit roman de la primo romancière Sarah Le Constant qui en peu de pages trousse une histoire qu’on lit d’une traite, avide de percer certains mystères. On suit Lucas, on s’interroge sur cet étrange voisin montrant beaucoup de sollicitude. On regrettera que l’auteure ait proposée beaucoup de thèmes contemporains sans jamais vraiment les approfondir. L’exploitation sauvage des ressources minières, le malaise de la vie en entreprise, des pans cruels de l’histoire du pays comme le drame des orphelins de la Creuse, la filiation, l’espionnage numérique… beaucoup de sujets déjà traités par la littérature noire et qui donnent du coup l’impression d’un simple survol des thèmes. C’est dommage, c’est peut-être le réflexe d’un premier roman où on veut s’exprimer sur beaucoup des sujets qui nous hantent, mais parfois à courir plusieurs lièvres, on s’épuise.

Un joli petit moment, une approche des frontières du roman noir qui ne laisse jamais indifférent.

Clete.