The Cracked Mirror
Traduction: Céline Schwaller.

« Vous connaissez Penny Coyne. Cette petite vieille dame adorable qui résout les meurtres dans son village écossais autrement paisible, avec une police locale sacrément inefficace. Une femme à l’esprit acéré qui s’habille avec élégance et est toujours prête à boire du thé.
Vous connaissez Johnny Hawke. Détective de la brigade criminelle de Los Angeles, malin, impulsif, coriace. Un vrai dur à cuire toujours en conflit avec son capitaine, mais luttant sans cesse pour la vérité et la justice, à n’importe quel prix.
Contre toute attente, et contrairement aux habitudes, leurs mondes vont se rencontrer après l’assassinat d’un scénariste de Hollywood et une mystérieuse invitation à un mariage. Ces deux personnages vont s’allier à leurs corps défendants pour mener une enquête dangereuse jusqu’au twist final magistral qui laissera le lecteur scotché et stupéfait ! »
Deux personnages si différents : une vieille dame écossaise, bibliothèquaire, sorte de Miss Marple d’Agatha Christie très réussie, sympathique et attendrissante et un flic de Los Angeles que Connely ne renierait pas, bourru au grand cœur, obstiné et malchanceux mènent chacun leur enquête. Penny Coyne enquête sur un meurtre dans un confessionnal, tandis que Johnny Hawke mène une investigation sur un suicide suspect dans le milieu du cinéma à Hollywood. Tout les distingue, y compris les temps de narration, imparfait et passé simple pour la lettrée britannique et le présent pour le flic ricain.
Bien sûr, ils vont se rencontrer, se défier dans un premier temps puis s’unir pour mener des investigations en Ecosse puis à L.A. . La première partie de ce roman exposant leurs différences d’approche, s’avère savoureuse. Si vous avez déjà lu Chris Brookmyre, vous connaissez son talent pour vous embarquer dans des aventures où action, violence et humour se combinent pour rendre particulièrement attractive votre lecture. Mais, attention, au bout d’un moment, les multiples personnages secondaires rendent l’intrigue, complexe voire très complexe. N’excluez pas d’avoir à faire une ou plusieurs pauses ou des retours en arrière pour comprendre tous les tenants et aboutissants. Certes, incontestablement, ce roman est un bel hommage au roman noir et policier mais il est préférable de vous avertir que la dernière partie lorgne beaucoup plus vers la science-fiction et qu’on entre de plain-pied dans les univers de Stephen King ou de Dean Koontz. Les cartésiens le regretteront peut-être.
Dans ses remerciements, Chris Brookmyre dévoile que ce roman est le résultat d’un pari avec son éditeur. « Je tuerais pour un méta polar vraiment intelligent, qui joue avec le genre ». Le pari est tenu sans conteste, le roman possède les atouts pour séduire un public très large. Reste à avoir si vous serez totalement conquis par le twist final .
Clete.
Je viens de le terminer, ce n’est vraiment pas pour moi, je me suis ennuyé, et j’avais deviné le twist 200 pages avant la fin. Chronique (un peu assassine) à venir.
Pas de l’ennui pour moi mais c’est vrai que c’est très prévisible.