Traduction: Sébastien Raizer.

Eoin Colfer, l’auteur irlandais vedette internationale de la littérature pour jeunesse, quand il a envie de se défouler, de quitter les aventures d’ Artémis Fowl, il crée le clone adulte de son anti-héros pour enfants et il lui invente des aventures chaudes, hautes en couleur dans le New Jersey et à New York dans le milieu des gangsters.

« L’ancien militaire Daniel McEvoy s’apprête à quitter le monde sans foi ni loi de la pègre du New Jersey pour se concentrer sur sa nouvelle vie de patron de club. Mais lorsqu’il se retrouve au fond de l’Hudson, enfermé dans un taxi de la mort, après avoir été kidnappé par deux flics qui comptaient faire de lui le héros d’un snuff-movie, il comprend qu’il n’en a pas fini avec les manigances et les vengeances des barons du crime de Cloisters.

Si Dan veut survivre, il devra échapper à des malfrats qui se trouvent des deux côtés de la loi, et retrouver sa tante qui lui avait jadis tout appris sur l’art de caresser les filles. »

Un auteur qui cite Elmore Leonard dès la première phrase du roman mérite bien sûr tout mon respect mais, en même temps, se met une putain de pression. Suite de « Prise Directe » à la Série Noire » en 2012, « Mauvaise Prise » ne nécessite pas d’avoir lu le premier pour l’apprécier et le comprendre. Concentré sur 36 heures et 300 pages, « mauvaise prise », en ces lendemains d’élections, peut s’avérer un excellent roman à la gueule de bois électorale que certains doivent ressentir de manière plus ou moins aiguë.

Ne prônant aucune autre intention que de vous divertir par une action et un humour débridés de tous les instants, le roman part comme un missile et ne faiblit jamais même si la répétition de certaines situations peut amener à penser que le roman s’arrête juste avant que ne gagne une certaine monotonie. Mais ce n’est pas le cas, Daniel, homme sympathique mais héros pathétique se retrouve attaché et en string rose dès les premières pages et ce n’est que le début de l’hystérie car les barges et les connards merveilleux qui peuplent ce roman déjanté vont faire de leur mieux pour lui pourrir la vie. Vous pouvez ajouter par ailleurs des considérations particulièrement vachardes sur les Irlandais et la religion bien disséminés dans les quelques moment de calme.

« Si j’avais été joseph le charpentier et que la vierge Marie soit rentrée à la maison en m’expliquand qu’elle avait été fécondée par le Saint- Esprit, alors le christianisme aurait connu un destin très différent. »

« Putains de farfadets, de Riverdance, de chaumières, foutaises, connerie d ‘Homme tranquille ».

Pas de message derrière une toute petite intrigue néanmoins amplement suffisante pour servir de grands moments de bouffonneries bien noires et souvent irrésistibles.

Explosif.

Wollanup.