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Chroniques noires et partisanes

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MAUVAISES NOUVELLES DU FRONT de Hugues Pagan / Rivages.

“Des portes ouvertes sur des lieux de transit, tel Ostende, où les destins se croisent. Sur des bureaux où règne le silence fiévreux des brigades de la Nuit. Sur des rues noyées de pluie, arpentées par des personnages qui se posent l’éternelle question : savoir ce qu’on a bien pu faire pour mériter « ça ».”

“Dernière station avant l’autoroute”, grand roman datait de 1997, il aura donc fallu attendre 20 ans avant de retrouver Hugues Pagan auteur de polars, absence durant laquelle il a participé à plusieurs projets audiovisuels. Avec « Profil perdu”, en 2017, on retrouvait Hugues Pagan tel qu’on l’avait quitté, comme si le temps n’avait eu aucune influence sur sa plume. Tant mieux pour certains, dommage pour d’ autres. Le même bonheur néanmoins de le lire à nouveau, de retrouver ces univers policiers rudes, glaçants souvent et une écriture de premier ordre que vous retrouverez aussi dans ces nouvelles qui forment ce “ Mauvaises nouvelles du front” introduit par Michel Embareck, de belle et très juste manière, on s’en doute.

“Ce recueil de nouvelles parues au hasard, balles traçantes entre 1982 et 2010, augmentées de l’inédite “Mauvaises nouvelles du front”, le place au premier rang des orfèvres à quai”.

Ces nouvelles, impeccables, n’ont pas forcément la force des romans de Pagan plairont surtout aux fans de l’auteur, les novices lui préféreront “ Profil perdu”, lui aussi empreint de cet univers si personnel qu’il évoque qu’ il envisage dans “Et pour finir…” où il raconte l’histoire de ces histoires…

“Alors, ces nouvelles, disparates, bancales, plus ou moins drolatiques, ces personnages entraperçus, ce sont des portes ouvertes un instant sur des solitudes, des murmures de vie, qui sont les leurs et par voie de conséquence un peu les miens, rien que des petits blues sans portée. Des tristesses. Les leurs, les miennes. Peut-être les nôtres.”

La seule différence notable avec tous les romans que j’ai avalés d’une traite après la précieuse découverte “Dernière station avec l’autoroute”, il y a une quinzaine d’années réside dans l’apparition épisodiquement d’une certaine forme d’humour rendant le propos parfois plus facile à assimiler.

Pagan, c’est du polar, il a été flic lui-même, c’est un univers qu’il dépeint en le connaissant, exprimant ce que lui même a vu, vécu, senti, ressenti dans ces lieux de désespérance que semblent être les commissariats dans l’histoire de Pagan, l’homme. Pagan raconte les vies brisées, les flics, brisés eux aussi. L’intrigue policière semble en arrière plan chez Pagan, toute la lumière est donnée au noir, au drame subi au cauchemar vécu. Terrible univers où le noir se fait poisseux, insondable… Pagan raconte la vie, le malheur, le désabusement, la démission, la désillusion.

La grande classe .

Wollanup.

PROFIL PERDU de Hugues Pagan / Rivages.

Vingt ans après « dernière station avant l’autoroute », Hugues Pagan nous revient avec un polar. Il n’est pas resté inactif durant cette période puisqu’il a largement collaboré à l’écriture de scénarios pour la TV comme pour le cinéma. Néanmoins, ceci reste un bel événement pour ses fans et certainement une aubaine pour un public plus jeune pour découvrir cet auteur.

« Une ville de l’Est de la France. Un commissariat que tous les flics surnomment « L’Usine ». En cette soirée de réveillon de l’année 1979, un inspecteur du Groupe stupéfiants interroge Bugsy, dealer connu des services, à propos d’une photo représentant une jeune femme. Le dealer ne dira rien, sinon qu’il faut « demander à Schneider » et le flic le laissera partir, omettant de le fouiller au corps, une erreur de débutant. Schneider est le chef du Groupe criminel. Flanqué de son adjoint Charles Catala, il sillonne la ville en voiture tel un fantôme. Deux événements vont faire basculer son existence : une enquête trouble et complexe sur l’attaque à main armée dont a été victime l’un de ses collègues et une rencontre en forme de coup de foudre ; après Cheroquee la vie ne sera plus jamais la même pour Schneider… »

Pour ce redémarrage, Pagan nous ressort l’inspecteur Schneider un héros de deux de ses romans. Il me semble bien qu’il s’agit d’un prequel mais ayant lu les autres romans de la série, il y a fort longtemps, et n’ayant pas été franchement ébloui de manière réellement durable, à l’époque, par le personnage, il ne m’a pas été très compliqué de retourner dans ce climat très particulièrement sombre cher à l’auteur, autour du héros et de son enquête.

« Profil perdu » est un polar, un vrai, procédurier, dans l’enfer d’un commissariat au milieu des flics qui se supportent, supportent leurs collègues, supportent leurs conditions de travail avec son cocktail de violence, de misère humaine, et de malheur et commandés à la brigade criminelle par Schneider, flic incorruptible, terriblement seul et implacable, une version flic de papier du personnage du samouraï de Melville interprété par Delon dans les années 60 et le côté Bayard sans peur et sans reproche de l’homme pourra un peu énerver certains lecteurs… ou pas. Le roman est situé dans une ville de l’Est de la France en 1979, dans la France de Giscard où  on écoute du Chris Isaak, bien avant que celui-ci ait commencé à produire discographiquement… mais sinon l’époque est bien rendue.

Le roman raconte avant tout l’enquête sur le meurtre d’un flic, crime qui prévoit la guillotine au coupable à l’époque et le déroulement est très réussi, avec moult investigations et sans réels coups d’éclat hollywoodiens dans une atmosphère très sombre atténuée par la rencontre entre Schneider et Cheroquee dans ce qui ressemble à un  coup de foudre.

Retour gagnant donc pour un Hugues Pagan qui maîtrise son art et dont la connaissance parfaite des milieux policiers permet une plongée très enrichissante dans l’univers des commissariats de police de la fin des années 70 tout en montrant les tourments de son héros dans un roman prenant.

Vintage et sobre.

Wollanup.

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