Nyctalopes

Chroniques noires et partisanes

Étiquette : gallimard (page 4 of 4)

RURAL NOIR de Benoît Minville/SN.

Chroniquer le roman d’un pote n’est vraiment pas chose aisée et j’ai déjà revu ma copie plusieurs fois et je ne suis pas plus sûr de mon fait dans cette nouvelle tentative. Benoît Minville n’est plus un débutant. Après avoir écrit deux romans pour ados de qualité chez Sarbacane, le voilà à la Série Noire et putain, c’est quand même la Série Noire, le temple du polar et du roman noir  social qui accueille un mec en or, un passionné certes mais la marche est haute quand même. A Nyctalopes, on a revendiqué un côté partisan et nul doute que je vais le prouver ici parfois bien involontairement mais souvent sciemment car quand on apprécie l’homme, on a tendance à devenir aveugle devant le travail de l’artiste, enfin c’est mon cas.

 

« Adolescents, Romain, Vlad, Julie et Christophe étaient inséparables ; ils arpentaient leur campagne et formaient un «gang » insouciant.
Puis un été, tout bascule. Un drame, la fin de l »innocence.
Après dix ans d’absence, Romain revient dans sa Nièvre désertée, chamboulée par la crise, et découvre les différents chemins empruntés par ses amis. »

A propos de « Rural Noir », l’éditeur parle très justement de « country noir », terme créé par Daniel Woodrell (un hiver de glace) mais on peut citer aussi Larry Brown pour certains descriptions bienveillantes de personnages pittoresques de la campagne de la Nièvre voire le McCarthy de « Un enfant de Dieu » et bien sûr Lansdale pour cette grande amitié entre quatre ados. Très ricain comme inspiration, sans nul doute, si on y ajoute les thèmes du retour, de l’auto-justice et de la quête de rédemption grands classiques de la littérature US. En mêlant adroitement deux histoires situées à quinze ans d’intervalle, il a aussi réussi à créer et orchestrer un suspense dont la construction plairait sûrement à Thomas H.Cook.

Mais « Rural Noir » est avant tout un roman français, ancré dans la boue de la Nièvre, dans la campagne de Tamnay -en -Bazois (180 hbts). Et cette ruralité est magnifiquement décrite comme le petit paradis d’une bande de gamins qui vit son petit coin de campagne comme un beau terrain de jeux le temps d’un été. Et que certaines pages décrivant la vie à la campagne sont belles et sentent le vécu, les jours heureux. Le texte est parsemé de petites remarques, de détails, d’anecdotes qui font l’authenticité du roman, lui donnent le goût de la cambrousse, d’une époque qui semblait belle avant le drame.  « L’innocence serait fauchée durant cet été là. ».

Alors cette période dorée n’est pas niaiseuse mais bien une belle évocation des liens du sang, des liens amicaux, de la fraternité, de l’appartenance à une famille, à un clan et c’est un thème récurrent chez Benoît qui, livre après livre, comme dans la vie, célèbre et entretient l’amitié tout en nous faisant partager ses combats et ses passions … même les pires quand ce sagouin nous balance du AC/DC dès la première ligne du roman avant tout le kit de survie du metalleux en goguette par la suite.

La seconde histoire du roman, de ces gamins devenus adultes est beaucoup plus tragique, désenchantée et devient en même temps le témoin d’une réalité économique et sociale vécue dans ce coin de France, la désertification de l’espace rural avec toutes les conséquences connues sur la vie de ces populations campagnardes laissées pour compte maintenant de la même manière que les marginaux des campagnes autrefois.

Les acteurs, Romain,Vlad, Julie et Chris, sont à nouveau réunis mais quinze ans sont passés par là; la vie, les erreurs, les mauvais choix, les rendez-vous ratés, les trahisons, les fuites et la bande se retrouve pour éprouver la qualité des liens qui les unissaient au moment d’une nouvelle crise majeure. Cette partie du roman est plus brute, bien plus adulte aussi dans son traitement et dans l’analyse de la réalité du terrain, une vraie SN. Du noir mais aussi de nombreux signaux, des balises montrant la misère de la campagne en 2016, partie très juste, à l’instar des écrits de son ami Nicolas Mathieu (« Aux animaux la guerre »).

Beaucoup d’émotion, de douleur, de colère…

Benoît Minville montre bien la difficulté de devenir adulte et il me semble aussi que ce roman restera comme son passage à la maturité en tant qu’auteur et il y est parvenu à sa manière qui séduit tant, avec sincérité, humanité, et un cœur énorme.

Minville rules!

Wollanup.

PERSONNE NE LE SAURA de Brigitte Gauthier à la Série Noire

Un livre sorti en 2015 dont on n’a pas assez parlé à mon goût…

Le sujet est pourtant d’une actualité brûlante. Une étude de l’Observatoire national de la délinquance sur les viols déclarés à Paris tord le cou à beaucoup d’idées reçues : 74% des viols se déroulent dans des lieux privés, la violence physique n’est pas le moyen le plus utilisé… Et « Osez le féminisme » rappelle que moins de 10% des femmes portent plainte après un viol ! libé 22/01/16 N’en déplaise aux fachos qui tentent de récupérer les évènements de Cologne pour alimenter leur discours raciste ou discréditer les féministes…

Et ce livre tout en traitant ce thème, tel un lanceur d’alerte, est bien plus que cela de par son style et la qualité de l’histoire! Re-focus donc sur « Personne ne le saura »!

 

Brigitte Gauthier est une universitaire, spécialiste de danse, cinéma et théâtre. Elle a écrit plusieurs livres spécialisés dans ces domaines. Elle signe ici son deuxième roman, le premier à la Série Noire, et c’est une grande réussite !

 
« La drogue du viol est un thème à la mode, un sujet de société. Sauf quand le pantin qui tend ses seins et agite son cul, c’est vous, et que soudain, aveugle dans la nuit, vous êtes livrée à bien plus dangereux que des hommes, à votre imagination sans limites. Ils vous droguent. Ils vous violent. Personne ne le saura. Pas même vous d’ailleurs. Aucune preuve. Rien. Presque rien. Mais la vie ne sera plus jamais comme avant. Dans la nuit du Carmin, le club échangiste où l’a emmenée son ami Jules, Anna meurt. Trois heures de l’autre côté des miroirs. En s’éveillant de son coma, elle a tout perdu. Sa mémoire. Amar. L’homme qu’elle aime. L’obscurité demeure mais elle devra mener une enquête pour survivre à ce qu’il y a de pire. Pas ce que l’on vous a fait, ce que l’on vous a peut-être fait. »

 
Le roman commence à l’hôpital où se retrouve Anna, la narratrice de « personne ne le saura ». Anna, paniquée, hagarde, est dans le noir, au sens propre et au sens figuré, elle a perdu la vue, ne sait pas où elle est… Et dès les premières lignes, on est précipité dans sa tête. L’écriture de Brigitte Gauthier nous fait partager cette panique : phrases courtes, écriture syncopée, pensées qui s’éparpillent et se heurtent au noir… La lecture est éprouvante, mais elle se fait d’une traite, comme en apnée. Le style s’apaise au fur et à mesure qu’Anna reprend ses esprits mais Brigitte Gauthier nous a emportés, on est avec Anna, on ressent sa détresse, son désespoir.
Car Anna ne sait rien. Amenée à l’hôpital dans le coma, délirante, complètement saoûle… par l’ami avec qui elle était allée boire un verre dans le club échangiste d’une petite ville, elle est bien obligée de croire à sa version des faits puisque pour elle c’est le trou noir. Puis elle se rend compte que certaines choses ne collent pas, qu’elle a été droguée, violée… Son seul témoin lui ment : il est au moins complice mais n’en reste pas moins la seule piste qu’elle ait pour savoir… Anna est morte, complètement dépossédée d’elle-même, détruite à jamais, elle ne veut pas que ce crime reste impuni, elle veut porter plainte, mais que témoigner quand on ne se souvient de rien ? Sa parole d’alcoolique (c’est ainsi qu’elle a été enregistrée aux urgences lors de son passage à l’hôpital de la petite ville) contre celle d’un des notables de la ville… Elle doit même se battre pour être soumise à des tests gynéco… Elle est coincée, piégée, c’était prémédité ? Les violeurs vont-ils revenir pour achever le travail ?
On vit tout avec elle : son désarroi, son angoisse, sa rage, son impuissance. Elle revit toute son histoire remontant de plus en plus loin comme si elle prenait son élan pour fracasser ce mur noir qui enserre ses souvenirs. Anna se débat, mais c’est une femme forte, elle a de la ressource et elle va en user. Il faut qu’elle sache alors elle va enquêter elle-même. Mais pour une femme comme elle, qui se révolte, combien se sont tues ? Combien sont restées à jamais dans les ténèbres où on les a pécipitées ?
Tout au long de ce livre, on voit bien tout ce qui peut pousser une femme à passer son viol sous silence : le regard suspicieux des autres, la honte, la terreur des représailles… de quoi devenir folle ! Et les bourreaux sont tranquilles ! Tant qu’ils ne laissent pas de marques de cet acte barbare, ils restent incognito. Les victimes ne peuvent rien raconter, même à elles-mêmes : elles restent hantées par le peut-être, se noient dans l’incertitude… Eux, impunis, intouchables peuvent recommencer…
Anna est journaliste, elle n’est pas prude, elle sait s’exprimer, se défendre. On assiste à sa bataille pour revivre, pour émerger de ce cauchemar et c’est dur mais sans apitoiement ! On assiste à ses efforts pour s’en dépêtrer, on la suit dans son enquête, car c’est bien une véritable enquête qu’elle va mener, jusqu’au dénouement… noir, très noir on s’en doute !

On est dans un polar, un vrai, qui se passe dans une petite ville de province à l’atmosphère étouffante.
Un livre coup de poing ! Il a toute sa place dans la Série Noire qui nous en a offert en 2015 une bien belle série pour ses 70 ans !
Un coup de poing utile, car encore maintenant le viol est un crime à part. Il entraîne bien souvent des soupçons à l’égard de la victime (homme ou femme)… Certains ne peuvent s’empêcher de juger entre celles qui l’ont bien cherché (sic ! sic ! et re-sic ! au XXIème siècle !!!) et les autres, de glisser une morale au relent fétide dans les commentaires, comme si le viol d’une femme assumant sa sexualité était moins grave que celui d’une jeune pucelle. Comme si la sexualité des femmes faisait d’elles des êtres un peu méprisables et que finalement leur consentement n’était qu’optionnel. On trouve encore ce genre de pensées en filigrane un peu partout. Une fille qui a des plans culs est une salope… j’en passe et des meilleures !
Merci à Brigitte Gauthier pour ce livre âpre, fort et magnifique !
Raccoon

SI TOUS LES DIEUX NOUS ABANDONNENT de Patrick Delperdange/Série Noire

Et il semblerait donc que la campagne devienne le nouveau territoire à la mode du roman noir si l’on voit les sorties des maisons d’édition ces derniers mois.

Après les bouseux ricains des dernières années défoncés à la meth et auteurs des pire outrances, sont arrivés les ruraux français avec un ton moins destroy et un petit côté poétique et philosophe, le fameux bons sens des gens du terroir ce qui me fait parfois bien sourire, pour rester poli, en notant les  élans d’ admiration de certains citadins s’extasiant devant la vie à la campagne et voyant en ces rustres solitaires, loin de tout et abandonnés de tous, les nouveaux héros romantiques modernes avec leur bon sens et leur vie en harmonie avec la nature et ses cycles.

Je vais me faire encore des amis mais tous ceux (les lecteurs) qui vantent ces nouveaux « Indiens » devraient venir vivre un peu dans nos campagnes au milieu de l’hiver plutôt que pendant la belle saison. La campagne, et je sais de quoi je parle, ce n’est pas l’Eden que s’imaginent certains bobos après la lecture de certains romans ou un bref passage en ciré jaune et bottes Aigle, pour mon coin. La campagne,  comme la ville, c’est aussi parfois très déprimant, c’est souvent dur de par cette désertification voulue par un pouvoir bien trop centralisateur depuis des décennies et si peu sentimental pour des raisons économiques avec la fermeture des écoles ( la pire des calamités), le départ des services publics, l’absence de services de santé de proximité, le match de foot du dimanche comme seul rendez-vous dominical en dehors de la messe. Et puis les mentalités parfois… les urnes bourrées de votes fachos dans des villages où on n’a pourtant jamais vu un émigré… Certains romans puent la contrefaçon comme le pitoyable film « les petits mouchoirs » et d’autres sonnent authentiques, vous racontent des vraies vies sans la rosée dans l’herbe du matin, la brise sur la lande tourmentée, sans cette imagerie déplacée qui donne à penser qu’à la campagne, tout le monde serait un peu poète.

Et ce roman de Patrick Delperdange, qui est loin d’être un débutant, sonne vrai, on y décrit la campagne belge mais ça pourrait être aussi la France ni belle ni moche ni accueillante ni hostile, une terre qui est le théâtre des peines et des joies de ses habitants et qui n’a finalement de charme que pour les touristes, un sanctuaire qui rassure mais emprisonne aussi. Et dans ce coin de Belgique, une fille qui fuit, un vieux qui s’ennuie à mourir et un pauvre gars qui se prend pour un cador. Leurs routes déjà bien accidentées vont se croiser pour le meilleur pensent-ils et pour le pire évidemment.

Pas de descriptions léchées, pas de couchers de soleil bucoliques, des existences bousillées par l’usure, les mauvais choix, les mauvais gestes qui n’en font pas des crapules mais… Tout banalement, la réalité monotone, le poids des ans pour l’un, de la bêtise pour l’autre et la fuite pour la dernière et ces trois-là vont tenter de s’en sortir, égoïstement, révélant leur piètre côté sombre.

Alors, ce n’est pas un bouquin qui va vous rendre euphorique mais c’est un vrai bon roman avec des gens que vous pourriez connaître dans des galères ordinaires avec des réactions parfois  stupides et finalement bien humaines… dans un coin où tous les dieux se sont barrés, et grand bien leur fasse d’ailleurs, depuis des lustres.

Humain!

Wollanup.

PS1: Superbe couverture!

PS2: La Belgique, j’aime bien: la zik, les polars mais pas touche à notre Euro en juin!

« I don’t know, oh I don’t know
Where you’ve gone now
I belong, I still belong
To this here and now. »

PUKHTU PRIMO de DOA/Série noire

« Le terme pukhtu renvoie aux valeurs fondamentales du peuple pachtoune, l’honneur personnel – ghairat – et celui des siens, de sa tribu – izzat. Dire d’un homme qu’il n’a pas de pukhtu est une injure mortelle. Pukhtu est l’histoire d’un père qui, comme tous les pères, craint de se voir privé de ses enfants par la folie de son époque. Non, plutôt d’une jeune femme que le remords et la culpabilité abîment. Ou peut-être d’un fils, éloigné de sa famille par la force du destin. À moins qu’il ne s’agisse de celle d’un homme cherchant à redonner un sens à sa vie. Elle se passe en Asie centrale, en Afrique, en Amérique du Nord, en Europe et raconte des guerres ouvertes et sanglantes, des conflits plus secrets, contre la terreur, le trafic de drogue, et des combats intimes, avec soi-même, pour rester debout et survivre. C’est une histoire de maintenant, à l’ombre du monde et pourtant terriblement dans le monde. Elle met en scène des citoyens clandestins. »

Quasi inclassable, cet écrit pourrait avoir des affiliations avec « Je suis Pilgrim » mais, car il y a un mais, l’auteur a enfanté un docu-fiction d’une rigueur, de détails techniques et narratifs exacerbés. Le résultat présente et exploite des thématiques lourdes et complexes que sont la géopolitique, les conflits armés modernes, les arcanes des politiques dévoyés sans se départir d’une peinture réaliste et impressionniste des personnages prépondérants au récit. L’entrée, l’immersion dans cette brique n’est pas initialement chose aisée mais en appui de glossaires, de cartes, de listes détaillées des personnages, le lecteur se fondera dans l’univers voulu de DOA. Un écrit magistral de part sa singularité et l’exigence qualitative de son géniteur. Un pari osé réussi!

Chouchou.

 

 

 

 

 

PUR d’Antoine Chainas /Série Noire,Gallimard

A l’image de Manchette, Fajardie, Jonquet autrefois et d’Oppel, Dessaint, Manotti,DOA, aujourd’hui, Antoine Chaînas est un grand observateur de son temps. Certainement moins militant que ses devanciers il possède l’œil et le verbe particulièrement acérés. En plus de raconter des histoires terribles, il fait avec grand talent.

Lire un roman de Chainas c’est voyager vers l’enfer, le côté obscur cher à M. Cahuzac. Il a la manière pour nous montrer nos faiblesses, nos démissions, nos accommodations avec l’inhumanité et on n’en sort pas indemne. Il y a chez lui une violence sous-jacente terrible, la puissance d’un bulldozer qui avancerait lentement, délicatement, méthodiquement pour tout raser. Avec Antoine Chainas, à chaque fois, comme avec très peu d’écrivains, je sors vidé, KO et là il a encore franchi un palier car  PUR  est remarquablement écrit et encore plus dur, méchant, puissant, sans issue que d’habitude.

Le cadre  c’est le sud-est de la France et plus particulièrement une résidence sécurisée comme il commence à en fleurir beaucoup aux states. Des personnages bien décrits, presque tous aussi mauvais les uns que les autres en route vers le grand carnage : un homme qui vient de perdre sa femme et veut se venger, des flics dans la tourmente de trafics de drogue et de magouilles politiques, les groupes d’extrême droite qui répondent toujours présents pour foutre la merde ou pour en remettre une couche, des coupables idéaux, des jeunes otages de leurs parents et tout cela dans une ambiance d’exclusion, de racisme, de trahison.

Chainas passe d’un personnage à l’autre avec brio pour faire avancer sa terrible histoire inspirée en partie, au moins dans le mode opératoire y compris l’arme, de celle du « sniper de Washington » qui a sévi en 2002.Dès le début, on est scotchés avec la narration horrible d’un accident de la route qui n’en n’est pas un et la mort de la seule personne peut-être innocente dans l’histoire. Comme l’horreur initiale ne semble pas suffisante, il va nous en raconter quatre versions tout au long du roman comme un couteau qu’on remet dans la plaie. On sait que l’on va dans le mur, on espère seulement que toutes les têtes ne vont pas tomber parce que certains sont un peu plus victimes que coupables.

On n’a aucune certitude dans ce roman, découvrant lentement avec horreur, stupéfaction et désenchantement la vraie personnalité de chacun au rythme décidé par Chaînas qui malgré l’urgence du roman prend tout son temps pour nous laisser, finalement, comprendre par nous-mêmes la monstruosité et la barbarie qui se jouent devant nous.

« PUR » est un très grand roman, un ouvrage à déclarer d’intérêt public et Antoine Chaînas en plus d’être un immense écrivain est un grand Républicain (dans le sens noble du terme) qui nous met en garde contre le danger imminent car la bête rôde, se nourrit de nos peurs et de notre lâcheté et grandit…

Wollanup

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