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Nyctalopes

Chroniques noires et partisanes

SI TOUS LES DIEUX NOUS ABANDONNENT de Patrick Delperdange/Série Noire

Et il semblerait donc que la campagne devienne le nouveau territoire à la mode du roman noir si l’on voit les sorties des maisons d’édition ces derniers mois.

Après les bouseux ricains des dernières années défoncés à la meth et auteurs des pire outrances, sont arrivés les ruraux français avec un ton moins destroy et un petit côté poétique et philosophe, le fameux bons sens des gens du terroir ce qui me fait parfois bien sourire, pour rester poli, en notant les  élans d’ admiration de certains citadins s’extasiant devant la vie à la campagne et voyant en ces rustres solitaires, loin de tout et abandonnés de tous, les nouveaux héros romantiques modernes avec leur bon sens et leur vie en harmonie avec la nature et ses cycles.

Je vais me faire encore des amis mais tous ceux (les lecteurs) qui vantent ces nouveaux « Indiens » devraient venir vivre un peu dans nos campagnes au milieu de l’hiver plutôt que pendant la belle saison. La campagne, et je sais de quoi je parle, ce n’est pas l’Eden que s’imaginent certains bobos après la lecture de certains romans ou un bref passage en ciré jaune et bottes Aigle, pour mon coin. La campagne,  comme la ville, c’est aussi parfois très déprimant, c’est souvent dur de par cette désertification voulue par un pouvoir bien trop centralisateur depuis des décennies et si peu sentimental pour des raisons économiques avec la fermeture des écoles ( la pire des calamités), le départ des services publics, l’absence de services de santé de proximité, le match de foot du dimanche comme seul rendez-vous dominical en dehors de la messe. Et puis les mentalités parfois… les urnes bourrées de votes fachos dans des villages où on n’a pourtant jamais vu un émigré… Certains romans puent la contrefaçon comme le pitoyable film « les petits mouchoirs » et d’autres sonnent authentiques, vous racontent des vraies vies sans la rosée dans l’herbe du matin, la brise sur la lande tourmentée, sans cette imagerie déplacée qui donne à penser qu’à la campagne, tout le monde serait un peu poète.

Et ce roman de Patrick Delperdange, qui est loin d’être un débutant, sonne vrai, on y décrit la campagne belge mais ça pourrait être aussi la France ni belle ni moche ni accueillante ni hostile, une terre qui est le théâtre des peines et des joies de ses habitants et qui n’a finalement de charme que pour les touristes, un sanctuaire qui rassure mais emprisonne aussi. Et dans ce coin de Belgique, une fille qui fuit, un vieux qui s’ennuie à mourir et un pauvre gars qui se prend pour un cador. Leurs routes déjà bien accidentées vont se croiser pour le meilleur pensent-ils et pour le pire évidemment.

Pas de descriptions léchées, pas de couchers de soleil bucoliques, des existences bousillées par l’usure, les mauvais choix, les mauvais gestes qui n’en font pas des crapules mais… Tout banalement, la réalité monotone, le poids des ans pour l’un, de la bêtise pour l’autre et la fuite pour la dernière et ces trois-là vont tenter de s’en sortir, égoïstement, révélant leur piètre côté sombre.

Alors, ce n’est pas un bouquin qui va vous rendre euphorique mais c’est un vrai bon roman avec des gens que vous pourriez connaître dans des galères ordinaires avec des réactions parfois  stupides et finalement bien humaines… dans un coin où tous les dieux se sont barrés, et grand bien leur fasse d’ailleurs, depuis des lustres.

Humain!

Wollanup.

PS1: Superbe couverture!

PS2: La Belgique, j’aime bien: la zik, les polars mais pas touche à notre Euro en juin!

« I don’t know, oh I don’t know
Where you’ve gone now
I belong, I still belong
To this here and now. »

12 Comments

  1. Et ben alors, un petit coup de blues ? C’est vrai que janvier février, c’est pas les meilleurs mois pour se promener dans les vertes ( et fraiches) prairies de nos belles régions. Donc, nos éditeurs seraient à la recherche du Wyoming français? Du Texas de la Corrèze ? Du white trash (du blanc crade) de Clermont Ferrand ( si je peux me permettre) ? Ayant pour ma part habité un moment de mon enfance dans les profondes Corbières ( brrrrrr) j’avoue que l’état d’esprit du petit village bucolique et solidaire en avait pris un coup. Cela se rapprochait plus de « La fiancée du pirate » ou de « Dogville » que de « Bienvenue chez les Chtis » ( mais je ne connais pas le nord). Comme quoi, il y aurait de quoi faire, quand même, avec le roman noir dans ces coins. En tous cas, si l’envie te prends de voir la mer ( été comme hiver, elle est belle, la mer), ma porte t’est ouverte mon Wolly. Bises et bonne année, au fait. Pour le Delperdange, je m’attendais à plus d’enthousiasme, quand même ( après toutes ces mises en bouche de l’avant sortie 😉 Bon, on va attendre le prochain Nicolas Mathieu, alors.

    • clete

      6 janvier 2016 at 14:14

      Quand je te lis mon Jacques Olivier Bosco,j’espère vraiment qu’on va pouvoir dévorer prochainement ton nouveau roman.j’ai donc raté ma chro puisque c’est un bon roman… qui respire bien l’authenticité.Quant au comté de Nice,je n’aime pas trop son monarque et puis il faut passer d’abord par des coins magnifiques,ma foi, mais qui ne me font un peu peur quand je regarde les résultats électoraux.Me retrouver en panne dans certaines cités m’angoisserait autant que de tomber en panne dans le Bronx la nuit,comme dans un roman de Wolfe.Meilleurs voeux à toi mon pote et bordel,écris,on attend!!!!

  2. Ha ba, j’ai entendu parler d’un Livre-disque d’un site concurrent ( mais tu ne vas quand même pas faire de pub à ces gens là ;-), il y a du JOB dedans, une dizaine de pages, en attendant… Sinon, pour ma région tu as bien raison, le seul coin de France (avec le Nord) où les gens de gauche votent à droite (j’avoue avoir mis ma contribution à choisir entre une blonde de quinze ans et un Bellâtre motard qui compte se présenter aux primaires pour aider les calculs de son ami S), enfin, pas de quoi pavoiser, et aussi la ville où des abrutis de Régionalistes sont fiers de proposer une soupe populaire au cochon pour les « pauvres » du quartier du port. Il reste le soleil, et la mer, heureusement ! Ben tiens, ça me donne envie d’écrire, justement !

    • clete

      6 janvier 2016 at 14:49

      Ah oui,l’autre qui se prend pour Jeanne d’Arc aussi allumée qu’elle et avec la même mentalité moyenâgeuse.Tu sais comme a dit Benoît Minville,Unwalkers un jour Unwalkers toujours.Tu as écrit un beau texte en colère au moment des attentats,pourra-t-on le diffuser un jour?
      Oui,écris.

  3. Le texte mais oui, bien sur à condition que tu corriges les fautes, et sinon, tu m’as pas dit, justement, en parlant de Minville ( dont la nouvelle est excellente), tu l’as lu ou pas ce recueil des Unwalkers ?

    • clete

      6 janvier 2016 at 15:33

      Je connais mon Dominique,j’ai préféré attendre un peu,laisser passer le rush des aficionados.Je l’ai commandé hier,pas payé encore d’ailleurs mais évidemment avec de si belles signatures, je ne pouvais pas faire l’impasse.Comme le visuel est réussi de plus…Bien sûr que je vais le lire,vous lire,c’est un truc très original avec le CD en plus.

  4. Je suis dedans, j’aime beaucoup, et ça fait du bien après la déception du Burke. Et oui, à mon grand désespoir j’ai été déçu par le grand James, moi qui suis fan. Je suis d’ailleurs curieux de voir ce que tu vas en penser …

    • Salut Jean Marc,
      C’est un bon roman qui sent bon le vrai,l’authentique,des galères ordinaires,c’est rafraichissant et déprimant aussi,un grand talent et c’est ce que j’appelle du Noir.
      J’ai lu des conneries déjà concernant le Burke mais ton avis me touche beaucoup,m’émeut parce que je connais aussi ton attachement à cet auteur.Je vais aller l’acheter cet aprem… comme autrefois avec Unwalkers, il en est de même avec Nyctalopes,aucune existence de nos sites chez Rivages.J’ai eu beau écrire,nulle réponse même quand je leur ai envoyé l’entretien avec James Sallis.Et si il y a bien quelqu’un qui se revendique d’être de la génération Rivages,c’est bien moi.J’ai acheté mon premier Rivages en 86 le fabuleux « mort un dimanche de pluie ».La maison m’a fait découvrir Burke, Leonard, Ellroy, Blake,Nisbet,Behm,Westlake,Dessaint,Oppel,Pagan… pour ne citer que les auteurs qui me faisaient me ruer en librairie dès le matin quand les romans n’étaient même pas encore étiquetés.Je suis donc fort marri.J’espère que James Lee Burke n’est pas en train de devenir trop vieux tel un Leonard dont les derniers sorties étaient moins brillantes.Si je le chronique,je trouverai forcément des qualités, j’ai annoncé la couleur avec Nycalopes en mettant « partisanes » et je pense qu’il y aura là une illustration.belle journée à toi.

  5. belle chro, au fait djobi djoba la concurrence on connait pas mais l’entraide et la partage ouiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii
    et oui aux restes aussi

  6. « où on n’a pourtant jamais vu un émigré », j’aurais dit un immigré, non ? les émigrés sont ceux qui partent, et ceux-là ne font pas peur aux fachos…
    Ceci dit, sur le fond, je suis d’accord, et pour ce polar encore plus ! avalé d’une traite, c’est bon signe !

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