Nyctalopes

Chroniques noires et partisanes

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Le Top top 2017 de Bison d’or.

Nous y sommes, 2017 touche presque à sa fin, voici donc le temps des tops ! En l’occurrence mon premier parmi la fine équipe de Nyctalopes ! Mon premier top, ça se fête ! Après une année de chroniques j’ai sélectionné les romans qui ont laissé une marque indélébiles dans mon esprit. Cette suite de romans n’a pas d’ordre, ce sont tous mes meilleurs.

Black$tone de Guillaume Richez / Fleur Sauvage

Parce que c’est un thriller noir et géopolitique dont le sujet, un conflit entre la République populaire de Chine et les Etats Unis, est fort intéressant ! Et que ce roman fout une claque !

Choucroute Maudite de Rita Falk / Mirobole

Comment ne pas aimer la bonne bouffe ? Un roman policier teinté d’un humour façon Coen’s brothers, comment ne pas succomber ?

Comme un Blues de Anibal Malvar / Asphalte

Les éditions Asphalte, vous les retrouverez souvent par ici. “Comme un blues”, un roman noir qui nous en apprend un peu plus sur l’histoire de l’Espagne et nous pousse à réfléchir sur la question de l’héritage et de l’Histoire.

Je servirai la liberté en silence de Patrick Amand / Editions du Caïman

Je ne cesserai de clamer mon amour pour le Caïman qui nous gâte à chaque publication. “Je servirai la liberté en silence”, un roman policier où l’humour côtoie des questions essentielles sur notre histoire.

L’âge d’or de Michal Ajvaz / Mirobole

“L’âge d’or” n’est pas un roman noir à proprement parler, néanmoins le thème du social y est omniprésent. Cet auteur tchèque nous emmène nous promener dans un monde surréaliste qui nous enseigne à lâcher prise et à s’affranchir des règles.

Chat Sauvage en chute libre de Mudrooroo / Asphalte

Sorti en 1965 puis réédité, cet œuvre phare nous plonge au cœur de l’Australie, du bush et des quartiers ou la criminalité y est forte. Un roman poétique et politique qui s’intéresse aux conditions de vies terribles des aborigènes. Toujours d’actualité.

Billie Morgan de Joolz Denby / Editions du Rocher

Il en faut bien un qui se dresse au dessus de tous. Ce roman est, comme disait un disquaire aux Etats Unis, my flucking slap in my fucking face de l’année ! Un roman sur la vie dans les cités ouvrières d’Angleterre, la drogue,  les motards et les hippies (pas si peace & love que ça) et surtout sur la rédemption.

Bison d’or.

 

BEST OF 2017 / Wollanup – Clete Purcell.

Allez, c’est la période des bilans même si je sais que certains romans que je n’ai pas eu le temps de lire encore devraient entrer dans ma sélection. Les listes des Nyctas ne devraient pas comporter de réels doublons vu que chacun suit , pour le site, des éditeurs différents. Plutôt que de tailler à la serpette afin d’obtenir un top ten, il m’a semblé plus cohérent de citer tous les romans qui m’ont particulièrement et évidemment durablement marqué en 2017. Cette liste n’est pas un classement, mais suit uniquement la chronologie de mes lectures sauf pour le dernier cité qui est vraiment au-dessus du lot.

PRENDRE LES LOUPS POUR DES CHIENS de Hervé Le Corre / Rivages.

L ‘écriture, l’histoire, les personnages, l’humanité, la classe.

EN PAYS CONQUIS de Thomas Bronnec / SN

Un thriller politique racontant un rapprochement entre l’extrême droite et la droite, roman qui reste d’une brûlante actualité.

PSSICA de Eydir Augusto / Asphalte

Année après année, Asphalte nous fait sentir l’urgence aux quatre coins du globe. Ici, l’État du Pará au nord du Brésil, version sordide. Un roman dur, franc, sans filtre et sans espoir.

 

L’ AMOUR ET AUTRES BLESSURES de Jordan Harper / Actes Sud.

Première grosse baffe de l’année.

« Hautement furieux mais terriblement addictif, « L’amour et autres blessures » est une tuerie, un bouquin qui vous défonce, sans fausse note, une énorme décharge de chevrotine dans la gueule, un grand moment de Rock n’ Roll sans paillettes. »

UN SEUL PARMI LES VIVANTS de Jon Sealy /Terres d’Amérique .

Un premier roman fascinant par sa noirceur et la qualité d’écriture. Une filiation évidente avec les grands auteurs du Sud. Une histoire sale, poisseuse, un très grand roman noir à l’époque de la prohibition.

SAVANA PADANA de Matteo Righetto /la dernière goutte.

Un pulp, un vrai, un féroce, 120 pages furieusement drôles tout en racontant des horreurs. Une bande de truands locaux, les « zozos » en apparence plus cons que méchants, en apparence seulement, en conflit avec une pègre chinoise fraîchement débarquée dans la région, un équilibre précaire, une relation périlleuse et improbable mais fonctionnant, foutue en l’air par l’arrivée en pèlerinage de gitans voleurs de poules peu au fait des règles locales mises en place par un chef des carabiniers alcoolo fini et corrompu et c’est le début d’un bordel sans nom. Du Dino Risi avec une grosse influence westlakienne.

 

LITTLE AMERICA de Henry Bromell / Gallmeister.

La « Pax americana » au Moyen Orient avec la CIA dans les années 50, le crépuscule des colonies, la fin des protectorats, une ambiance à la Lawrence d’ Arabie. Un roman passionnant, admirablement écrit et composé et un magnifique témoignage d’amour filial. L’étoffe des grands romans inoubliables. Beaucoup de charme, énormément d’émotion.

 

HOTEL DU GRAND CERF de Franz Bartelt / Le Seuil.

Ce roman aux senteurs très Agatha Christie avec un Hercule Poirot trash est de plus servi  par une langue riche, particulièrement addictive qui ne permet pas de réelles pauses et sous l’ironie, l’humour, le sarcasme, l’outrance et l’outrage se glisse une description bien navrante de certains comportements humains de la faune locale.

A l’aise, le meilleur polar français de l’année, génialement roccoco, très, très barré avec l’incroyable Vertigo Kulbertus, enquêteur mufle.

 

CALCAIRE de Caroline De Mulder / Actes Sud.

Une nouvelle grosse baffe administrée par Actes Sud. Noirissime.

Le meilleur comme le pire sont toujours envisageables. Le moment unique, l’instant magique apparaît là où on ne l’attend pas, au cœur de l’adversité, dans une lutte contre le mal dans laquelle les personnages ne se soucient plus des apparences, déterminés vers un noble objectif, un but dérisoire mais précieux parce qu’ unique.

 

LE SYMPATHISANT de Viet Thant Nguyen / Belfond.

Sous couvert d’espionnage et d’aventures, « le sympathisant », roman éminemment intelligent, brasse en profondeur de multiples thèmes particulièrement politiques et idéologiques envoyant au tapis à de multiples reprises l’occidental et sa vision de l’Histoire tout en montrant le fossé entre Occident et Orient, deux hémisphères qui se craignent souvent pour de mauvaises raisons. Ecrit avec un incroyable talent, le roman file, impossible de lâcher les belles digressions, les envolées lyriques, la réflexion dérangeante, le sens de l’intrigue, la profondeur de la réflexion et l’humour très fin permettant d’évacuer parfois la crainte voire l’épouvante sur la fin. Un très grand roman.

VULNÉRABLES de Richard Krawiec / Tusilata.

La classe moyenne blanche américaine en perte de repères et en voie de paupérisation. Dur, brutal, provocant, nécessaire, de la même étoffe que Williamson et Fondation. Un must!

SEPT JOURS AVANT LA NUIT de Guy-Philippe Goldstein / Série noire.

Armageddon terroriste, effrayant et intelligent.

LES DOUZE BALLES DANS LA PEAU DE SAMUEL HAWLEY de Hannah Tinti / Gallimard.

Et puis le meilleur, un petit bijou mariant drame, émotion, affection, amour, rires et fantaisie.

Le roman parfait de mon petit univers en 2017.

 

Wollanup / Clete Purcell.

BACK !

Voilà, c’est l’heure de la rentrée littéraire et comme on a reçu quelques bouquins, on peut ainsi d’ores et déjà vous parler des recommandables qui sortent cette semaine.

On va le dire une bonne dernière fois pour toutes, cette année, on se concentrera encore sur les romans qui nous ont plu, dignes, pour nous, d’un intérêt. Les autres, les daubes dont la lecture a été un supplice ou ceux que vous avez totalement oubliés au bout de trois jours, tentant vainement de trouver un vague souvenir en se concentrant sur la couverture, eh bien, le temps perdu par la lecture est bien suffisant et on s’en épargnera la chronique. Notre avis n’étant pas parole d’évangile, vous trouverez aisément des sites vous proposant un avis compétent sur ces ouvrages. Par contre, quand un auteur reconnu, un éditeur sérieux, se fout de la gueule du monde, on va continuer à ne pas se gêner et on cognera comme par le passé.

Etant souvent cités dans le débat des vilains blogueurs qui reçoivent ces fameux exemplaires gratuits des éditeurs, les SP, il est bon de signaler notre position. Accusés de faire du mal aux libraires, égaux dans le mal avec le monstre Amazon, voici comment se passe notre « collaboration » avec les éditeurs, nos esclavagistes à qui nous rendons de bien vibrants hommages forcément subjectifs et putassiers.

Les bouquins que nous demandons, nous les chroniquons et si c’est franchement imbuvable, nous nous en expliquons avec le service presse, chaque membre de Nyctalopes gérant lui-même ses rapports plus ou moins cordiaux avec les éditeurs qui lui sont réservés. Par la discussion avec les fées des services de presse, nous arrivons à de moins en moins nous planter dans nos choix mais parfois il faut bien remettre les pendules à l’heure avec la dame qui nous a vanté un bouquin bien pauvre ou très loin de nos univers.

Et puis, il y a les SP que nous recevons sans avoir rien demandé, des sondes envoyées par certains services ayant du mal à caser leurs productions peut-être et là, on fait le choix de le lire ou pas mais aussi de chroniquer ou pas, ne nous sentant engagés d’aucune manière. Il est parfois nécessaire d’écrire à certaines maisons pour leur dire d’arrêter d’envoyer leurs productions qui n’ont rien à faire dans notre petit monde. La place dans les bibliothèques n’étant pas plus extensible que le nombre de bibliothèques dans une maison, nous sommes avides de grands romans oui, de la qualité oui, de la quantité, ben non. Par ailleurs, nous ne solliciterons plus les éditeurs qui nous snobent trop ouvertement et nous ne chroniquerons jamais les fachos.

Vu les sorties malines de cette semaine, on peut constater que la rentrée littéraire commence de plus en plus tôt et dès cette semaine nous vous proposons le nouveau Ron Rash, « la tanche » une horreur noire néerlandaise de Inge Schilperoord chez Belfond et une très réjouissante fresque ricaine de Nathan Hill en cours d’adaptation en mini-série avec Meryl Streep dans le rôle principal, un roman de chez Gallimard qui a fait un gros carton aux USA « les fantômes du vieux pays ».

Et pour les semaines à venir, du lourd, du très lourd ricain et deux entretiens Lisa McInersay pour le très rock n’roll « Hérésies glorieuses » chez Losfeld et Michael Farris Smith pour le magnifique « Nulle part sur la terre », splendide coup de Sonatine dans la même veine que David Joy l’an dernier. Et puis bien sûr tous les bouquins qui nous attendent et qui vont nous surprendre vous comme nous…

Bonnes lectures à vous qui passez.

Wollanup.

PS: Et évidemment, on méprise toujours autant les bons penseurs, les clodos du net, les juges et censeurs, les donneurs de leçons, les envieux, les pleurnichards, hauts représentants de la connerie sur le web et du discours stalinien adapté à la littérature.

On the road…

ÉTÉ 2017.

C’est juillet et nous n’avons pas terminé les recensions du printemps.Restent quelques bons romans à chroniquer dont le dernier James Lee Burke mais nous allons prendre beaucoup plus notre temps et assumer une moins grande régularité dans les posts.

Tout d’abord, force est de constater qu’en 2017, si on a eu la quantité, nous avons, pour l’instant, nettement moins vibré qu’en 2016.

Deuxièmement, à suivre l’actu, on laisse échapper quelques romans et juillet nous semble le moment idéal pour combler ces manques.

Enfin, comme tout le monde, on a envie de lire des romans qui ne nous sont pas recommandés et d’autres qui nous attendent depuis des mois voire des années . On va donc s’offrir ces petits bonheurs et on vous en fera profiter dès que nous avons franchement aimé. Ainsi, les publications arriveront au fur et à mesure de notre frénésie littéraire. Le mieux pour vous, si vous voulez nous suivre, c’est de vous abonner à la newsletter qui vous prévient des billets.

Sinon, si vous avez la chance de partir, nous vous souhaitons des vacances de rêve et espérons vous retrouver dès le 16 août, début de la saison littéraire pour laquelle nous allons prendre un peu d’avance afin d’être prêts le jour J avec, pour débuter, le nouveau Ron Rash et d’autres petits bijoux comme le Colson Whitehead.

See you!

Wollanup.

 

VŒUX

 

A toutes celles et ceux que nous avons croisés cette année et que nous espérons revoir, nous souhaitons une bonne et heureuse année 2017 avec de grandes et belles lectures.

A bientôt.

Nyctalopes

JOYEUSES FÊTES!

On revient lundi.

Take care!

Paotrsaout en 2016 / Une sélection à mettre sous le sapin pour les cowboys.

J’ai proposé aux Nyctalopes de leur concocter un menu, le meilleur de ce que j’ai eu, piqué au bout de la fourchette lors de cette année 2016. Je suis d’abord lecteur, par passion, amené par mes fonctions (bibliothécaire) à m’intéresser également à l’actualité éditoriale. Je ne m’en fais pas une religion. Mécaniquement, le circuit d’acquisition-mise à disposition des livres en médiathèque produit un différé que la librairie ne connait pas. Je suis d’avis qu’un bouquin est patient, il saura trouver le bon moment pour vous choper. Dans cette sélection, vous trouverez des publications antérieures à 2016. Elles ont tout même régalé certains de mes moments, les mois derniers. Le must est pour moi d’être séduit par une histoire, un style, d’avoir envie d’écrire moi aussi quelque chose d’aussi bonne qualité. Je suis auteur également de quelques textes noirs, un roman, des nouvelles. Mais ceci n’est pas le sujet ici. Ce détail pourrait toutefois indiquer que l’exigence et l’admiration sont dans le regard que je peux porter sur ces incomparables compagnons que sont les livres. Capables aussi de faire naître des camaraderies telles que celle que je ressens à l’égard des Nyctalopes et de leurs lecteurs, une heureuse expérience de cette année 2016. On ne va pas bavasser plus. Alors, à table ! C’est plutôt riche en gnôle, steak de cheval et plomb.

 

  • Faites-nous la bise, Daniel Woodrell – Rivages

L’atavisme a ses aspects fâcheux. Rural, noir, tendre et cruel à la fois. Beau, aussi. Un Woodrell, quoi.

 

  • Le Verger de Marbre, Alex Taylor – Gallmeister

Le Kentucky était jusque là réputé pour ses distilleries. Le réalisme écorcheur et l’écriture ciselée d’Alex Taylor s’y ajouteront peut-être. Une très forte impression personnelle.

 

  • Bull Mountain, Brian Panowich – Actes Sud

On lave son linge sale en famille, d’accord. Mais à ce niveau-là, c’est assez diabolique. Une mignardise pour les tordus. J’en suis.

 

  • Le passage du canyon, Ernest Haycox + Du haut des cieux, les étoiles, Harry Brown – Actes Sud

 Inconditionnel de western, je suis de près la collection L’Ouest, le vrai chez Actes Sud. De très bons textes. Intensité dramatique et authenticité, dans les décors les plus impressionnants. Franchement, on y est.

 

  • Luke la Main Froide, Donn Pearce – Rivages

Luke, c’est le vrai rebelle. Un vrai personnage. On connaît la fin mais on aurait tort de rester éloigné d’un texte qui reste vraiment jubilatoire.

 

  • Josey Wales, Forrest Carter – Passage du Nord-Ouest

Oui, vous avez vu le film. Mais le bouquin c’est quand même une bonne vieille pétoire fumante. Ça met dans le mille.

 

  • L’Oiseau du Bon Dieu, James McBride – Gallmeister

Une rebondissante chevauchée avec les abolitionnistes foutraques de la période de la « Civil War ». C’est vraiment pas triste et de surcroît, instructif.

 

  • Fan Man de William Kotzwinkle – Cambourakis (poche)

Une antiquité, certes. Mais les élucubrations, le flux verbal continu, de ce clodo new-yorkais, crevard et ultra-optimiste, c’est du miel de montagne. Un potentiel d’hilarité rare.

 

  • Cartel de Don Winslow – Seuil

La suite du monumental La Griffe du Chien. Une confirmation. Un impressionnant travail documentaire. Sur le sujet du narco-trafic nord-américain, laissez tomber toute enquête ou travail journalistique. Vous avez, enrobé de fiction, LE truc.

***

Pour finir, une dédicace musicale et animée. Un lieu, des personnages, une esthétique aussi. Traversés par l’électricité. On est quelque part. On va quelque part. Et si ça aiguillonne le cardiaque et donne envie de gigoter les orteils, tant mieux. C’est ce que je recherche.

 

Paotrsaout.

Concours anniv’ jeudi 22 décembre.

Dernier livre à gagner ensuite on se prépare pour Noël. Merci à toutes celles et tous ceux qui ont participé.

Les propositions sur la page fb!

Concours anniv’. Question du lundi 19 décembre.

Répondre sur la page facebook.

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