Nyctalopes

Chroniques noires et partisanes

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Bonnes Vacances !

On revient vers le 22 août, profitez bien !

BEST OF 2018 MARIE LAURE.

Après une première année complète de chroniques pour Nyctalopes, je me livre à l’exercice du Best of de mes lectures pour cette fin d’année. Tout d’abord, un grand merci à Nyctalopes de me permettre de découvrir des auteurs sur lesquels je ne me serai pas toujours laissé tenter en flânant dans les rayons d’une librairie. Et grand bien m’en a fait, j’ai découvert des univers noirs, d’autres poétiques, de grandes surprises et du plaisir. Alors voilà, petite compilation de mes découvertes sans ordre précis.

Si Vulnérable de Simo Hiltunen (Fleuve Noir traducteur Anne Colin du Terrail) : où comment notre éducation, la violence à laquelle nous pouvons être confronté enfant, conditionne notre vie d’adulte. Une étude sociologique et psychologique du mal.

Population 48 d’Adam Steinbergh (Super 8 traducteur Charles Bonnot) : genre de  western en huit clos, angoissant, violent, mais très drôle : une vraie bouffée de poussière sous un soleil de plomb.

Torrents de Christian Carayon (Fleuve noir) : roman rural, d’une lenteur calculée, qui nous tient en haleine jusqu’au dénouement final. Ou comment les secrets peuvent étouffer une vie tranquille de famille provinciale.

Le fruit de mes entrailles de Cédric Cham (Jigal Polar) : course effrénée  d’une dureté implacable, qui se lit comme on regarde un bon film : bien accroché au fond de son fauteuil.

Sirènes de Joseph Knox (le Masque traduction de Jean Esch) : une descente aux enfers pour un jeune flic de Manchester. Noir, glauque, sans espoir, mais un premier roman au combien captivant.

Sur le ciel effondré de Colin Niel (Le Rouergue) : une plongée dans la Guyane française, entre traditions ancestrales et géopolitique : sombre, étouffant comme ce territoire, hostile, mais d’une poésie envoûtante.  

The beat Goes on de Ian Rankin (Le masque traduction de Freddy Michalski) : recueil de nouvelles permettant d’approfondir notre connaissance de Rebus, flic alcoolique, bourru, cynique mais très attachant, et de sa très chère ville d’Edimbourg.

Marie-Laure.

11 degrés cap Noir-Noir-Ouest / Best of 2018 de Paotrsaout

Salut les déboussolés. Moi-même perdu dans ce monde de fous, piqué aussi par les recommandations des grands maîtres, j’ai quand même réussi à trouver mes plaisirs de lecture sur des ronds-points, des autoroutes ou alors au fond d’impasses et de coffres.. Les livres nous libèrent, nous font partir. Mes meilleurs voyages cette année entre les blocs de glace, sachant que j’ai évité les icebergs imposés :

Romans

Des jours sans fin / Sebastian Barry = une voix d’homo, populaire et irlandaise dans l’Amérique des années 1860 et 1870.  Ça raconte quelque chose de la vie. Exceptionnel.


Prodiges et Miracles / Joe Meno = Pépé, petit-fiston et en plus un canasson, peut-être sur le chemin de la rédemption.  Beau comme une crèche, poignant comme l’enterrement d’un aimé.


Taqawan / Eric Plamondon = Le saumon n’est pas un animal si con. Un romanesque court qui va droit au but et transperce. Le Québec. Ses indigènes de toutes origines. Le cœur des humains qui veulent lire et aimer des histoires.


Dans la vallée décharnée / Tom Bounan = roman régional américain, riche et dangereux. Qu’on nous raconte bien de bonnes histoires, c’est ce qu’on demande. Et quand c’est le cas…


Braconniers / Tom Franklin = réédition. Encore du régional américain. Recueil de nouvelles. Une belle carte postale dégueulasse du Sweet Home Alabama.

Pour services rendus / Iain Levison.  Toujours dans la place, l’Ecossais américain. Décapant comme d’habitude. Un certain système médiatique, donc politique, n’y échappe pas, cette fois.

L’herbe de fer / William Kennedy.  Réédition. Prix Pulitzer 1984, quand même. Mais ça s’oublie fastoche. Le scalpel social, humain de Jim Thompson. Plus la fantaisie morbide des Celtes irlandais. Très bien.


Little Heaven / Nick Cutter (aka Craig Davidson). Chuck Norris, John Rambo, Quentin Tarantino et Stephen King sont sur un scénario. Qui tombe sous le charme ? Toi !


Récits/Non-fiction

492. Confidences d’un tueur à gages / Klester Cavalcanti. Les aveux, l’itinéraire d’un mercenaire smicard brésilien. Un peu moins de victimes que la peste mais joli score quand même sous de très tristes Tropiques.


Gangster / Alvin Karpis. Les années 30, les années folles des gangsters à flingots et en tacot aux Etats-Unis. Racontées par un acteur de premier plan, pas vraiment dans l’humilité. Ça flingue.


La note américaine / David Grann.  Presque 100 ans avant la Grande Révolte des Peuples Premiers contre l’exploitation des ressources naturelles dans leur sous-sol, une escroquerie mortelle sur une réserve indienne. Edifiant.

En 2019, tenez la barre, gardez le cap.

Paotrsaout




A venir !

A venir, un entretien avec Sébastien Raizer pour « 3 minutes, 7 secondes ».

OFF !

Retour le 20 août.

Wollanup.

Guerre d’Algérie.

Le hasard des sorties… La semaine prochaine nous parlerons de deux romans français traitant de la guerre d’ Algérie. Ils ne sont pas légion, on est très loin de la connaissance du conflit comme ont pu le faire les Américains avec le Vietnam, comme si chez nous, cette guerre , dont on ne voulait pas donner le nom à l’époque, n’avait pas créé de traumatismes, n’avait pas été le théâtre d’horreurs.

FRANÇOIS MURATET dans « Tu dormiras quand tu seras mort » chez Losfeld nous fera vivre le conflit au cœur du djebel  tandis que PATRICK PECHEROT avec « Hevel » nous racontera la guerre telle qu’elle a été vécue depuis le Jura.

Deux romans sérieux, imparables.

A bientôt.

Wollanup.

                                                                          

Nyctalopes, deux ans après.

Chema Madoz

Encore une fois, mais la dernière,  buvons  à la nouvelle année littéraire bien sûr mais aussi à la vraie qui, espérons le, sera moins terrible et douloureuse que les précédentes.

Nyctalopes a commencé l’année en douceur mais il faut dire qu’en deux ans et un peu plus de 590 articles, on n’avait pas chômé. Le blog, conçu au départ pour être un duo Raccoon / Wollanup, Clete Purcell, a vite grandi. Chouchou est arrivé dès les premières heures et puis nous ont rejoints, de manière épisodique ou continue, Fab, Job, Bison d’or, Paotrsaout, Wangobi et Marie-Laure, deuxième voix féminine.

Le blog s’exprime donc depuis Brest, Nice, Paris(2), Montreuil, Besançon, le Sud-ouest et le golfe du Morbihan, en zone urbaine comme en zone rurale et ses voix sont âgées de 25 à 57 ans. Exerçant tous des professions différentes et ne se connaissant pas dans la vie, le groupe, le clan, la famille, l’association… s’est réalisée sur une passion commune pour une certaine littérature noire et une littérature défendant certaines valeurs qui nous sont communes à tous ici.

Par nos statistiques, modestes, de la page facebook, on peut voir aussi qui nous lit, enfin par le biais de Facebook qui n’est qu’une petite partie des gens qui passent ou nous suivent. Nous sommes suivis très majoritairement en France mais nous avons aussi de très bonnes données en Belgique et au Canada. Au niveau des villes, un lecteur sur quatre est Parisien, ensuite, pourquoi, je l’ignore, c’est à Bordeaux et à Bruxelles, villes où nous n’avons aucune histoire, que nous avons le plus d’amis.

Hauts les coeurs, nous repartons pour une troisième année qui pourrait être aussi la dernière, à voir. On ne va donc pas se priver de teaser les prochains deux mois. Du lourd, madame monsieur avec le nouveau Paul Auster et ses 1000 pages lumineuses, le retour de la grande Louise Erdrich, Pouy et sa ZAD, un étonnant polar albanais.

Côté entretiens, on aura, sûr, Caroline De Mulder, qui m’avait épaté avec  « Calcaire » l’an dernier qui nous parlera de « Bye bye Elvis » dans une période où certains peinent à se remettre de la perte de notre French Elvis et puis, aussi, très,très bientôt des nouvelles de DOA.

Allez, Rock on!

Wollanup.

BONNE ANNÉE !

WINTER BREAK

BEST OF 2017 / Raccoon

À moi donc de me plier à l’exercice du best of de fin d’année. Pas facile, j’ai horreur de la hiérarchie et comment quantifier le plaisir de lecture ? Mais une fois la contrainte de l’exercice acceptée, pas désagréable finalement. Une petite pause, un regard en arrière sur une année de lectures et les plaisirs, les émotions ressenties resurgissent… Bref, voici onze bouquins qui m’ont fortement marquée cette année, classés par ordre alphabétique de titres.

Un roman profond et drôle mettant en scène une belle brochette de losers magnifiquement humains avec un talent et une empathie immenses.

Une atmosphère noire, envoûtante et poétique, des personnages sublimes dépouillés de toute vanité, une plongée au plus profond de l’humanité de chacun avec tout ce qu’elle peut comporter de violence, de noirceur mais aussi d’amour et de rédemption.

Un grand roman d’aventures dans l’Amérique du XIXe siècle, une histoire pleine de bruit et de fureur écrite dans un style époustouflant avec des personnages magnifiques.

De beaux personnages romanesques qui se lient à d’autres, bien réels dont Enki Bilal, l’aventure se marie avec le polar noir de très belle manière.

L’histoire de Médée, pleine de rage et de révolte racontée avec la puissance de David Vann.

Une enfant abandonnée qui recherche sa mère avec un ancien inspecteur alcoolique et une voyante extralucide. Une histoire belle et noire dans une atmosphère étrange mâtinée de surnaturel sur l’amour des mères. Une écriture envoûtante.

Un western sublime, le crépuscule d’un monde sauvage et tout le talent de Larry McMurtry.

Fred Vargas connaît la puissance des mots et des noms. Elle réussit à nous tenir en haleine jusqu’au bout et nous offre un roman fort qui nous confronte au Mal et résonne longtemps après avoir refermé le livre.

Colson Whitehead mêle fiction et réalité avec une puissance extraordinaire pour explorer les pages noires de l’histoire de l’Amérique.

 

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