Nyctalopes

Chroniques noires et partisanes

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OFF !

Retour le 20 août.

Wollanup.

Guerre d’Algérie.

Le hasard des sorties… La semaine prochaine nous parlerons de deux romans français traitant de la guerre d’ Algérie. Ils ne sont pas légion, on est très loin de la connaissance du conflit comme ont pu le faire les Américains avec le Vietnam, comme si chez nous, cette guerre , dont on ne voulait pas donner le nom à l’époque, n’avait pas créé de traumatismes, n’avait pas été le théâtre d’horreurs.

FRANÇOIS MURATET dans « Tu dormiras quand tu seras mort » chez Losfeld nous fera vivre le conflit au cœur du djebel  tandis que PATRICK PECHEROT avec « Hevel » nous racontera la guerre telle qu’elle a été vécue depuis le Jura.

Deux romans sérieux, imparables.

A bientôt.

Wollanup.

                                                                          

Nyctalopes, deux ans après.

Chema Madoz

Encore une fois, mais la dernière,  buvons  à la nouvelle année littéraire bien sûr mais aussi à la vraie qui, espérons le, sera moins terrible et douloureuse que les précédentes.

Nyctalopes a commencé l’année en douceur mais il faut dire qu’en deux ans et un peu plus de 590 articles, on n’avait pas chômé. Le blog, conçu au départ pour être un duo Raccoon / Wollanup, Clete Purcell, a vite grandi. Chouchou est arrivé dès les premières heures et puis nous ont rejoints, de manière épisodique ou continue, Fab, Job, Bison d’or, Paotrsaout, Wangobi et Marie-Laure, deuxième voix féminine.

Le blog s’exprime donc depuis Brest, Nice, Paris(2), Montreuil, Besançon, le Sud-ouest et le golfe du Morbihan, en zone urbaine comme en zone rurale et ses voix sont âgées de 25 à 57 ans. Exerçant tous des professions différentes et ne se connaissant pas dans la vie, le groupe, le clan, la famille, l’association… s’est réalisée sur une passion commune pour une certaine littérature noire et une littérature défendant certaines valeurs qui nous sont communes à tous ici.

Par nos statistiques, modestes, de la page facebook, on peut voir aussi qui nous lit, enfin par le biais de Facebook qui n’est qu’une petite partie des gens qui passent ou nous suivent. Nous sommes suivis très majoritairement en France mais nous avons aussi de très bonnes données en Belgique et au Canada. Au niveau des villes, un lecteur sur quatre est Parisien, ensuite, pourquoi, je l’ignore, c’est à Bordeaux et à Bruxelles, villes où nous n’avons aucune histoire, que nous avons le plus d’amis.

Hauts les coeurs, nous repartons pour une troisième année qui pourrait être aussi la dernière, à voir. On ne va donc pas se priver de teaser les prochains deux mois. Du lourd, madame monsieur avec le nouveau Paul Auster et ses 1000 pages lumineuses, le retour de la grande Louise Erdrich, Pouy et sa ZAD, un étonnant polar albanais.

Côté entretiens, on aura, sûr, Caroline De Mulder, qui m’avait épaté avec  « Calcaire » l’an dernier qui nous parlera de « Bye bye Elvis » dans une période où certains peinent à se remettre de la perte de notre French Elvis et puis, aussi, très,très bientôt des nouvelles de DOA.

Allez, Rock on!

Wollanup.

BONNE ANNÉE !

WINTER BREAK

BEST OF 2017 / Raccoon

À moi donc de me plier à l’exercice du best of de fin d’année. Pas facile, j’ai horreur de la hiérarchie et comment quantifier le plaisir de lecture ? Mais une fois la contrainte de l’exercice acceptée, pas désagréable finalement. Une petite pause, un regard en arrière sur une année de lectures et les plaisirs, les émotions ressenties resurgissent… Bref, voici onze bouquins qui m’ont fortement marquée cette année, classés par ordre alphabétique de titres.

Un roman profond et drôle mettant en scène une belle brochette de losers magnifiquement humains avec un talent et une empathie immenses.

Une atmosphère noire, envoûtante et poétique, des personnages sublimes dépouillés de toute vanité, une plongée au plus profond de l’humanité de chacun avec tout ce qu’elle peut comporter de violence, de noirceur mais aussi d’amour et de rédemption.

Un grand roman d’aventures dans l’Amérique du XIXe siècle, une histoire pleine de bruit et de fureur écrite dans un style époustouflant avec des personnages magnifiques.

De beaux personnages romanesques qui se lient à d’autres, bien réels dont Enki Bilal, l’aventure se marie avec le polar noir de très belle manière.

L’histoire de Médée, pleine de rage et de révolte racontée avec la puissance de David Vann.

Une enfant abandonnée qui recherche sa mère avec un ancien inspecteur alcoolique et une voyante extralucide. Une histoire belle et noire dans une atmosphère étrange mâtinée de surnaturel sur l’amour des mères. Une écriture envoûtante.

Un western sublime, le crépuscule d’un monde sauvage et tout le talent de Larry McMurtry.

Fred Vargas connaît la puissance des mots et des noms. Elle réussit à nous tenir en haleine jusqu’au bout et nous offre un roman fort qui nous confronte au Mal et résonne longtemps après avoir refermé le livre.

Colson Whitehead mêle fiction et réalité avec une puissance extraordinaire pour explorer les pages noires de l’histoire de l’Amérique.

 

NYCTALOPES 2 ANS.

C’est tout et c’est déjà très bien pour nous. Merci à vous.

Un 6 coups pour Noël / Best of 2017 de Paotrsaout.

Je ne vous ferai pas croire que je n’ai consacré ces mois écoulés qu’à lire des nouvelles publications. Je ne parlerai donc ici que d’ouvrages parus en 2017 puisque c’est la formule du moment sur le blog. La liste des titres avec lesquels j’ai chevauché depuis janvier avec plaisir est bien entendu plus étoffée. De façon peu étonnante, vous trouverez trace ci-dessous de mes marottes : l’Amérique et son histoire, écrite avec du plomb et du sang.

 

Les Marches de l’Amérique de Lance Weller.

Puissant, profond, vaste comme les plaines et les montagnes que ses personnages parcourent.  A damn good western comme dirait l’oncle Bill. Littéraire, bien sûr, parce que c’est écrit d’une plume assez magistrale, pour faire dans la litote.

La poudre et la cendre de Taylor Brown

Une chevauchée haletante dans un paysage carbonisé physiquement et moralement par la guerre de Sécession. Mon cœur karstique s’est fendillé pour les deux jeunes héros. Ouais, parce qu’il y a, en plus, une forme de beauté et de l’amour dans tout ça.

La Famille Winter de Clifford Jackmann

Imaginez la scène finale de la citadelle dans La Horde Sauvage de Sam Peckinpah étirée sur plusieurs dizaines de pages. On se massacre copieusement dans cette histoire de bonshommes. Et les bonshommes sont ce qu’ils sont. Tordus, cruels, violents, pas bons donc. Mais pas complètement détestables. En plus, en toile de fond, des reconstitutions historiques et sociales solides et lucides.

Un seul parmi les vivants de Jon Sealy

L’anomalie n°1 peut-être de cette sélection. Plus Sud que Ouest des Etats-Unis. Alors ? Sur l’autre rive du Mississippi et en dessous de la ligne Dixie, d’autres contrées, d’autres terroirs, d’autres rythmes, d’autres hommes, qui meurent aussi sous les balles américaines. Et on peut en faire toute une histoire. Comme celle-là. « Sale et poisseuse » ai-je lu, fort à propos, ailleurs.

A coups de pelle de Cynan Jones

L’anomalie n°2 peut-être de cette sélection. Contemporain, gallois (mais le pays n’est-il pas à l’Ouest du Royaume-Uni ?), sensoriel, physique, animal. Et psychologique à la fois. C’est court, écrit au rasoir. Ça sert diablement la gorge et c’est très beau.

Scalp de Hugues Nicol

L’anomalie n°3 peut-être de … Non, c’est pour faire hennir le patron et les lecteurs du blog. Son of a gun ! Une BD…  On en parle jamais ou presque ici. C’est dommage dans ce cas. Déjà parce que le personnage de chasseur de scalps John Glanton a laissé une trace sanglante dans la petite Histoire ET dans la grande littérature (Il va falloir l’admettre, Méridien de sang de Cormac McCarthy ne s’inspire pas de la Petite Maison dans la Prairie). Ensuite parce que le traitement narratif et graphique noir et blanc vaut le coup, ne serait-ce que d’œil. Ces quinze derniers mois, trois nouveautés BD/romans graphiques inspirés par Géronimo et les Apaches.  Avec un meilleur rôle et une juste considération. Mais, désolé, pas moyen d’en faire, comme là, l’objet d’une chronique « noire et partisane ».

Voilà. Le compte est bon, 6 projectiles dans le barillet. Visez le cœur. Joyeux Noël sur la Frontière.

Paotrsaout

BEST OF 2017 /Chouchou.

Alors soyons clairs et honnêtes, 2017 n’a pas été, à mes yeux, une année impérissable tant dans la qualité et sa quantité. Mais, preuve est de constater que je me dédis en inscrivant 13 ouvrages à mon palmarès. Point de classement car je ne suis personne pour s’arroger le droit, l’expertise d’une telle outrecuidance. Je présente, donc, mes lectures, qui conservent une trace forte, indélébile (?), de cette saison dans sa chronologie. Et, décidément, j’aurai pu en mentionner d’autres et le choix reste cornélien….

Les Larmes noires sur la terre de Sandrine Collette/ Denoël

Première claque de l’année et quelle claque! Du noir, c’est noir, l’espoir est relégué au second plan. Une écriture qui s’affirme, qui s’affine, qui s’envole dans un monde où l’avenir semble décidément sombre et exempt de bienveillance. On piaffe d’impatience pour 2018…

Connemara Black de Gérard Coquet/ Jigal

Ecriture et fond tout y est! De l’humour, une peinture de cette région irlandaise et un récit affiné à la Kilkenny. Un très beau moment de lecture dans cette ambiance où pointe un brouillard à trancher à la serpe!

Brigade des Mineurs de Raynal Pellicer et Titwane/ La Martinière

Une fois n’est pas coutume une bande dessinée. Et quel reportage illustré où les géniteurs se sont imprégnés avec respect et méthode dans ce service où l’émotion est à son comble! Une oeuvre, dans le genre, magistrale!

Un Bref moment d’héroïsme de Cédric Fabre/ Sang Neuf

Nouveau venu dans le Landerneau des éditions cette année et cet ouvrage avait retenu mon attention. Peut-être, aussi, par le parallèle incessant à des références musicales mais surtout par cette tension, ce message politique et sociétal empreint de sincérité.

Transsiberian Back To Black de Andréï Doronine/ La Manufacture De Livres

Un OVNi littéraire où le ton punchy et réaliste vous prend aux tripes. Témoignage poignant doté d’un emballage écrit avec les tripes, certes, mais avec un stylo acéré.

La Soif de Pierre-François Moreau/ La Manufacture de Livres

Une belle calotte d’où l’on ressort la langue saburrale! Un mix, qui n’engage que moi, entre les frères Coen et un Tarantino.

Le Diable n’est pas mort à Dachau de Maurice Gouiran/ Jigal

Roman noir avec une belle dose d’histoire pan et post seconde guerre mondiale. Et l’homme, l’écrivain, sait y mettre les mots dans nos maux ne cherchant pas la repentance.

Glaise de Franck Bouysse/ La Manufacture de Livres

L’homme se place dans sa dimension de littérateur en traçant son chemin à la serpe. Il nous convie à son bal à coup d’émotions par son vecteur naturel et naturaliste. Du bel ouvrage qui laisse augurer de belles pages futures.

Minuit à contre Jour de Sébastien Raizer/ La Série Noire

Clôture de sa trilogie savamment orchestrée. Lecture exigeante, l’ouvrage colle à la rétine et tisse une toile arachnoïde dans nos cellules grises. Un homme qui vit dans son temps mais sait ce qui nous réserve…

Le Pays des hommes Blessés de Alexander Lester/ Denoël

Un pan historique méconnu du continent africain dans cette mue de l’ancienne Rhodésie, actuel Zimbabwe, où violence et affrontements, frontaux et idéaux, nous clouent sous une plume dont l’encrier est mêlé de sang.

Entre Deux Mondes d’Olivier Norek/ Michel Lafon

L’homme nous avait habitués à des polars calibrés, classiques, efficaces sous l’égide de ses précédentes expériences professionnelles, là il se classe dans le cercle des auteurs. Il a su infléchir son discours pour nous narrer une histoire d’hommes avec l’émotion nécessaire et un style affirmé avec une empathie bannissant l’ostentatoire. Une belle réussite!

Ils ont voulu nous civiliser de Marin Ledun/ Flammarion

On connaît l’auteur et se ses qualités humanistes son souci d’autrui et dans cet acte il nous assène une série de coups en panavision au milieu d’un décor tempétueux. Un fils de Manchette ou de Fajardie sans nul doute!

L’Essence du Mal de Luca d’Andrea/ Denoël

Premier ouvrage de cet jeune auteur italien qui appâte notre envie de nous plonger dans ses prochains, assurément. On pourrait se dire qu’il y a une école transalpine, car j’aurais pu citer par la même Antonio Manzini coupable d’un Schiavone toujours efficace, mais il a su faire cohabiter des thématiques lourdes, périlleuses à traduire dans un récit complet. On est bien face à une histoire de l’obsession servie par un style, une écriture qui m’ont submergé et poussé à l’irrépressible envie, que l’on cherche tous, à tourner la page… Grazie mille!

Chouchou

 

Et puis comme l’on est dans les «Best of » un titre,  parmi tant d’autres, ayant marqué mes osselets…(surtout l’enclume)

 

Le Top top 2017 de Bison d’or.

Nous y sommes, 2017 touche presque à sa fin, voici donc le temps des tops ! En l’occurrence mon premier parmi la fine équipe de Nyctalopes ! Mon premier top, ça se fête ! Après une année de chroniques j’ai sélectionné les romans qui ont laissé une marque indélébiles dans mon esprit. Cette suite de romans n’a pas d’ordre, ce sont tous mes meilleurs.

Black$tone de Guillaume Richez / Fleur Sauvage

Parce que c’est un thriller noir et géopolitique dont le sujet, un conflit entre la République populaire de Chine et les Etats Unis, est fort intéressant ! Et que ce roman fout une claque !

Choucroute Maudite de Rita Falk / Mirobole

Comment ne pas aimer la bonne bouffe ? Un roman policier teinté d’un humour façon Coen’s brothers, comment ne pas succomber ?

Comme un Blues de Anibal Malvar / Asphalte

Les éditions Asphalte, vous les retrouverez souvent par ici. “Comme un blues”, un roman noir qui nous en apprend un peu plus sur l’histoire de l’Espagne et nous pousse à réfléchir sur la question de l’héritage et de l’Histoire.

Je servirai la liberté en silence de Patrick Amand / Editions du Caïman

Je ne cesserai de clamer mon amour pour le Caïman qui nous gâte à chaque publication. “Je servirai la liberté en silence”, un roman policier où l’humour côtoie des questions essentielles sur notre histoire.

L’âge d’or de Michal Ajvaz / Mirobole

“L’âge d’or” n’est pas un roman noir à proprement parler, néanmoins le thème du social y est omniprésent. Cet auteur tchèque nous emmène nous promener dans un monde surréaliste qui nous enseigne à lâcher prise et à s’affranchir des règles.

Chat Sauvage en chute libre de Mudrooroo / Asphalte

Sorti en 1965 puis réédité, cet œuvre phare nous plonge au cœur de l’Australie, du bush et des quartiers ou la criminalité y est forte. Un roman poétique et politique qui s’intéresse aux conditions de vies terribles des aborigènes. Toujours d’actualité.

Billie Morgan de Joolz Denby / Editions du Rocher

Il en faut bien un qui se dresse au dessus de tous. Ce roman est, comme disait un disquaire aux Etats Unis, my flucking slap in my fucking face de l’année ! Un roman sur la vie dans les cités ouvrières d’Angleterre, la drogue,  les motards et les hippies (pas si peace & love que ça) et surtout sur la rédemption.

Bison d’or.

 

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