Nyctalopes

Chroniques noires et partisanes

Category: News (page 1 of 3)

VŒUX

 

A toutes celles et ceux que nous avons croisés cette année et que nous espérons revoir, nous souhaitons une bonne et heureuse année 2017 avec de grandes et belles lectures.

A bientôt.

Nyctalopes

JOYEUSES FÊTES!

On revient lundi.

Take care!

Paotrsaout en 2016 / Une sélection à mettre sous le sapin pour les cowboys.

J’ai proposé aux Nyctalopes de leur concocter un menu, le meilleur de ce que j’ai eu, piqué au bout de la fourchette lors de cette année 2016. Je suis d’abord lecteur, par passion, amené par mes fonctions (bibliothécaire) à m’intéresser également à l’actualité éditoriale. Je ne m’en fais pas une religion. Mécaniquement, le circuit d’acquisition-mise à disposition des livres en médiathèque produit un différé que la librairie ne connait pas. Je suis d’avis qu’un bouquin est patient, il saura trouver le bon moment pour vous choper. Dans cette sélection, vous trouverez des publications antérieures à 2016. Elles ont tout même régalé certains de mes moments, les mois derniers. Le must est pour moi d’être séduit par une histoire, un style, d’avoir envie d’écrire moi aussi quelque chose d’aussi bonne qualité. Je suis auteur également de quelques textes noirs, un roman, des nouvelles. Mais ceci n’est pas le sujet ici. Ce détail pourrait toutefois indiquer que l’exigence et l’admiration sont dans le regard que je peux porter sur ces incomparables compagnons que sont les livres. Capables aussi de faire naître des camaraderies telles que celle que je ressens à l’égard des Nyctalopes et de leurs lecteurs, une heureuse expérience de cette année 2016. On ne va pas bavasser plus. Alors, à table ! C’est plutôt riche en gnôle, steak de cheval et plomb.

 

  • Faites-nous la bise, Daniel Woodrell – Rivages

L’atavisme a ses aspects fâcheux. Rural, noir, tendre et cruel à la fois. Beau, aussi. Un Woodrell, quoi.

 

  • Le Verger de Marbre, Alex Taylor – Gallmeister

Le Kentucky était jusque là réputé pour ses distilleries. Le réalisme écorcheur et l’écriture ciselée d’Alex Taylor s’y ajouteront peut-être. Une très forte impression personnelle.

 

  • Bull Mountain, Brian Panowich – Actes Sud

On lave son linge sale en famille, d’accord. Mais à ce niveau-là, c’est assez diabolique. Une mignardise pour les tordus. J’en suis.

 

  • Le passage du canyon, Ernest Haycox + Du haut des cieux, les étoiles, Harry Brown – Actes Sud

 Inconditionnel de western, je suis de près la collection L’Ouest, le vrai chez Actes Sud. De très bons textes. Intensité dramatique et authenticité, dans les décors les plus impressionnants. Franchement, on y est.

 

  • Luke la Main Froide, Donn Pearce – Rivages

Luke, c’est le vrai rebelle. Un vrai personnage. On connaît la fin mais on aurait tort de rester éloigné d’un texte qui reste vraiment jubilatoire.

 

  • Josey Wales, Forrest Carter – Passage du Nord-Ouest

Oui, vous avez vu le film. Mais le bouquin c’est quand même une bonne vieille pétoire fumante. Ça met dans le mille.

 

  • L’Oiseau du Bon Dieu, James McBride – Gallmeister

Une rebondissante chevauchée avec les abolitionnistes foutraques de la période de la « Civil War ». C’est vraiment pas triste et de surcroît, instructif.

 

  • Fan Man de William Kotzwinkle – Cambourakis (poche)

Une antiquité, certes. Mais les élucubrations, le flux verbal continu, de ce clodo new-yorkais, crevard et ultra-optimiste, c’est du miel de montagne. Un potentiel d’hilarité rare.

 

  • Cartel de Don Winslow – Seuil

La suite du monumental La Griffe du Chien. Une confirmation. Un impressionnant travail documentaire. Sur le sujet du narco-trafic nord-américain, laissez tomber toute enquête ou travail journalistique. Vous avez, enrobé de fiction, LE truc.

***

Pour finir, une dédicace musicale et animée. Un lieu, des personnages, une esthétique aussi. Traversés par l’électricité. On est quelque part. On va quelque part. Et si ça aiguillonne le cardiaque et donne envie de gigoter les orteils, tant mieux. C’est ce que je recherche.

 

Paotrsaout.

Concours anniv’ jeudi 22 décembre.

Dernier livre à gagner ensuite on se prépare pour Noël. Merci à toutes celles et tous ceux qui ont participé.

Les propositions sur la page fb!

Concours anniv’. Question du lundi 19 décembre.

Répondre sur la page facebook.

CONCOURS Nyctalopes 1 an!

 

Une petite question par jour pour gagner une Série Noire de l’année, une sélection des cinq romans que j’ai préférés dans la collection culte pour célébrer Noël et fêter un peu avec vous notre premier anniversaire.

La SN, bien sûr, parce que je suis fan depuis toujours même si, et je l’ai écrit, je n’ai pas tout aimé cette année mais aussi parce que leur service presse très pro a tout de suite répondu présent. Y verront du copinage tous ceux qui vivent de la malveillance, les autres peuvent jouer. Si jamais vous gagnez un bouquin que vous avez déjà lu, il y aura sûrement moyen de vous en filer un autre de l’année 2016.

Donc, je mets une question (de très dur à simple) sur le roman du jour ou son auteur vers midi et vous y répondez sur la page fb parce que c’est plus rapide… le gagnant me met son adresse et le bouquin part.

Et si vous « likez » pour l’occasion, la page fb si ce n’est déjà fait, c’est bien.

Wollanup.

 

 

BEST OF 2016, vol 3 // Raccoon

A mon tour pour le best of 2016…  Je suis allergique au classement : quand j’aime un livre, il me fait vibrer, ça ne joue pas toujours sur les mêmes cordes, pas forcément au même rythme, mais à la fin, le plaisir est là. Le plaisir de la lecture : entrer en résonance avec un auteur, son style, son univers, si dur soit-il, en savoir plus sur notre monde, comprendre mieux ceux qui le peuplent… Je suis incapable de hiérarchiser…

Cinq bouquins me viennent facilement (Vann, Winslow, Joy, Takano et Gran), leur puissance est telle qu’ils m’ont laissée abasourdie un bon moment. Parmi les autres, il fallait choisir et là, impossible de m’en tenir à dix sans déchirement! Alors je vous en mets douze pour le même prix, c’est-y pas beau ?

2016 a été une année de lecture particulière pour moi, la première année complète en tant que chroniqueuse ce qui m’oblige à une lecture plus attentive mais que de bonheurs de lecture et de belles rencontres ! Voilà donc dans l’ordre alphabétique mes plus grands coups de cœur parmi les livres sortis en 2016.

 

  • AQUARIUM de David Vann chez Gallmeister

Une ado découvre le côté vraiment sombre des gens qu’elles aiment. Un roman initiatique d’une force incroyable, un écriture si puissante qu’on la ressent dans sa chair. Magnifique !

 

  • CARTEL de Don Winslow au Seuil

La digne suite de « la griffe du chien », une fresque effarante sur la guerre des cartels au Mexique. Hallucinant!

 

  • HONG KONG NOIR de Chan Ho-kei chez Denoël / Sueurs froides

Un roman écrit avec talent et intelligence comme un puzzle de six pièces: six nouvelles de « détective en fauteuil » pour un portrait sombre de Hong Kong sur un demi-siècle. Brillant et passionnant !

 

  • LA MONTAGNE ROUGE de Olivier Truc chez Métailié noir

Dans le froid du grand Nord où les Samis luttent pour leurs droits, une enquête de la police des rennes qui dévoile les côtés franchement peu reluisants de la Suède, démocratie qui se veut exemplaire. Passionnant !

 

  • LÀ OÙ LES LUMIÈRES SE PERDENT de David Joy chez Sonatine 

La meth dans les Appalaches, un violent affrontement père/fils, digne des grandes tragédies grecques, des personnages forts, inoubliables. Puissant !

 

 

  • LA VILLE DES BRUMES de Sara Gran aux éditions du Masque

Claire DeWitt est une grande héroïne, une détective déjantée et attachante. Un polar qui nous entraîne dans une exploration  de l’âme humaine, éclairant bien tous les recoins, même les plus tristes et les plus sales sans jamais condamner. Magnifiquement humain !

 

  • LE CHANT DE LA TAMASSEE de Ron Rash chez Seuil

Après la noyade d’une fillette dans la rivière, l’affrontement de deux camps irréconciliables : les rednecks et les écolos : une tension inextricable sans jamais tomber dans le manichéisme avec un beau personnage coincé entre les deux camps. Beau et fort !

 

  • LES MARAUDEURS de Tom Cooper chez Albin Michel

Louisiane après Katrina et la marée noire dans un roman choral aux personnages de rednecks désespérément humains : cinglés, mauvais, drôles ou poétiques. Beau et émouvant. 

 

 

  • LES MUSELÉS de Aro Sainz De La Maza chez Actes Sud

Un inspecteur cerné par la folie, une enquête sous tension sur fond de régression sociale. Un portrait effrayant mais non dénué d’humour d’une Barcelone frappée par la crise. Bouleversant!

 

 

  • STATION ELEVEN d’Emily St John Mandel chez Rivages

Un roman post apocalyptique sombre et plausible, la vie qui résiste dans un monde en ruine avec les arts et la mémoire comme seuls remparts à la barbarie. Intelligent.

 

  • SWEETGIRL de Travis Mulhauser chez Autrement

Dans le monde de la meth, dans l’hiver rude du Michigan, une ado tente de soustraire un bébé des mains de dealers complètement ravagés. Une traque haletante avec une pointe d’humour. Époustouflant !

 

  • TREIZE MARCHES de Kazuaki Takano aux Presses de la Cité

Un ancien gardien de prison et un ancien détenu mènent une enquête pour prouver l’innocence d’un homme condamné à mort. On plonge dans les arcanes du système judiciaire japonais mais pas seulement : crime, châtiment, culpabilité, justice, rédemption… autant de thèmes abordés le long de cette enquête passionnante. Magistral !

Raccoon

 

BEST OF 2016 ,Vol 2 // Wollanup.

Ces petits bilans de décembre permettent à chacun de faire un peu le point des romans préférés dans l’année 2016 mais aussi de voir ce que l’on a été le plus fier de louer en cette première année de Nyctalopes.com puisque le site a débuté le 21 décembre 2015.

Ce ne sont pas les meilleurs romans de l’année, je sais que j’ai fait des impasses regrettables comme Cartel de Winslow ou le dernier roman de James Lee Burke, mais tout simplement les bouquins qui m’ont fait hautement vibrer, les pavés qui ont ruiné mon sommeil  et les livres qui m’ont fait devenir particulièrement associal et m’engueuler avec des abrutis. Forcément, en plus, des impasses reconnues, il y a aussi tout le contingent de romans qui m’auraient sûrement plu mais que je n’ai pas su repérer ou eu le temps de savourer. D’autres m’ont beaucoup séduit mais n’ont pas tenu l’usure provoquée par le temps. Par contre, ces dix bouquins sont les reflets parfaits d’une certaine littérature adorée que j’ai, que nous avons humblement tenté de défendre tout au long de 2016

L’ordre de présentation des ouvrages ne représente absolument pas un classement sauf pour les deux premiers cités qui sont, pour moi, largement au-dessus du lot, même entourés de huit autres joyaux qu’il a fallu sélectionner après moult hésitations et éditions de la liste.

  • PUKHTU SECUNDO de DOA / Série Noire.

« Blood, sweat and tears », Le roman sur la guerre au XXIème siècle sous tous ses angles. Sans équivalent en France et du niveau des meilleurs romans des plus grands auteurs anglo-saxons.

 

  • UNE MORT QUI EN VAUT LA PEINE de Donald Ray Pollock / Albin Michel.

Quatre ans après le choc « le diable tout le temps », persévérant dans une terrible veine noire, Donald Ray Pollock, conteur hors pair a su y adjoindre l’humour, la légende d’un Ouest déclinant et une profonde humanité pour créer un roman immanquable pour tout amoureux de cette littérature. Flippant, hilarant et profondément touchant dans son humanité.

 

  • LES MARAUDEURS de Tom Cooper / Albin Michel.

La Louisiane sinistrée et des gens qui tentent de survivre. Entre tragédie et bouffonnerie, des victimes, des salauds, des crapules, des rêveurs et le personnage romanesque de l’année voire de la décennie Lindquist, sa chasse au trésor du pirate Laffitte, son bras articulé, ses blagues à deux balles et la tendresse que finalement sa folie  inspire.

 

  • YAAK VALLEY, MONTANA de Smith Henderson /Belfond.

Le Montana des années 80. Un assistant social et l’envers du décor du rêve américain : les survivalistes, les toxicos, les parents irresponsables dans le portrait cruel et lucide de trois ados en perdition. Humain et passionnant.

 

  • BRÈVE HISTOIRE DE SEPT MEURTRES de Marlon James /Albin Michel.

La puissance du Ellroy de la bonne époque sous le soleil des tropiques en 76. Uzis, gangs, crimes, trafics, CIA, magouilles politiques et ganja rythmés par le reggae, le rocksteady et le ska dans l’ombre du prophète Marley. Extrêmement violent et halluciné, magnifiquement écrit, bienvenue en Jamaïque.

 

  • PARMI LES LOUPS ET LES BANDITS d’Atticus Lish /Buchet Chastel.

Loin des lumières de Manhattan, à Queens, un New York qui bosse, qui survit dans une histoire d’amour belle, terrible entre deux rescapés. Virtuose, effrayant et passionnant.

 

  • J’AI ÉTÉ JOHNNY THUNDERS de Carlos Carlos Zanón /Asphalte

Quand les spotlights sont éteints, quand l’âge vous rattrape, quand les rêves deviennent des regrets, quand le corps n’en peut plus de la came, le retour à la réalité est très dur. Roman magnifique dans une Barcelone blafarde comme un matin de gueule de bois. Noir Rock n’ Roll.

 

  • LA NUIT DERRIÈRE MOI de Giampaolo Simi/ Sonatine.

Quand un cadre se prend la mondialisation dans la gueule, les conséquences de la crise dans l’Italie de Berlusconi. Social et politique dans le sens noble du terme, un roman monté comme du Thomas H. Cook, touchant au plus haut point.

 

  • LE CONVALESCENT de Jessica Anthony /Cherche Midi.

La collection LOT 49 propose tous les ans, en plus de romans souvent brillants, au moins un OVNI littéraire. Cette fable raconte de manière complètement barrée une histoire barge de la Hongrie et propose un portrait sans complaisance de l’Amérique profonde. A hurler de rire.

 

  • MISTER ALABAMA de Phillip Quinn Morris /Finitude.

Moitié alcoolos, moitié toxicos, des marginaux qui vivent paisiblement de pêche aux moules entre deux excès jusqu’à la mort accidentelle du plus responsable d’entre eux, le grand frère. Et ensuite tout bascule, tous cherchent une voie. Drôle, dur et touchant. Le genre de roman épatant que vous ne trouverez jamais chez nous en France. Un vrai roman de buddies.

 

Pour d’autres avis sur ces bouquins, rendez vous sur le brillant site de veille littéraire: https://www.bibliosurf.com/

Wollanup.

BEST OF 2016, VOL 1 // CHOUCHOU.

Premier des trois Best of 2016 de Nyctalopes. com. Comme nous n’avons pas lu les mêmes romans, comme nous n’avons pas travaillé avec les mêmes éditeurs, nous devrions vous offrir un beau panel de la littérature noire et polars qui devrait bien couvrir ce qui s’est écrit de bien dans le genre cette année, enfin, à notre avis.Il y aura certainement des doublons, la preuve par le premier roman cité par Chouchou… une évidence.Surprise, ne figure pas  » ce rugby que j’aime  » de Bernard Laporte.

 

 

  • DOA : « Pukhtu-Secundo »/ Série Noire

Pour la parfaite clôture d’un cycle dans une œuvre humaniste où émotions et politique s’imbriquent, s’entremêlent, se côtoient… Ouvrage majeur d’une littérature exigeante !

  • Anne Bourrel : « L’invention de la neige »/ La Manufacture de Livres

Froid et grisaille enveloppent notre esprit dans un récit bouleversant d’authenticité où racine conserve un sens concret et fort.

  • Fred et Nath Gevart : « Cavalier Seul »/ La Manufacture de Livres

Thématique rare dans le noir et l’assemblage de sentiments contradictoires donne un ton racé, dense et percutant !

  • Wendell Pierce : « Le Vent dans les roseaux »/ éditions du sous sol

Je connaissais l’acteur, dorénavant je connais mieux l’écrivain et surtout l’homme. Coup de cœur où Espoir est un mot qui résonne !

  • De Cataldo-Bonini : « Rome Brûle »/ Métaillié

Suite somptueuse à Suburra. Les auteurs dissèquent les relations ambiguës entre politique et milieu dans une cohérente mise en perspective.

  • Craig Clevenger : « Le Contorsionniste »/ Le Nouvel Attila

Œuvre transcendante où style et forme originales s’ arc-boutent sur un texte jubilatoire.

  • Miguel Miranda : « La disparition du cœur des symboles »/ L’Aube Noire

Enquête lusitanienne rafraîchissante sous une plume affirmée et raffinée !

  • Kim Un-Su : « Les Planificateurs »/ L’Aube Noire

 

Roman à facettes où le charme asiatique agit autant dans l’écriture que dans l’histoire proposée.

  • Franck Bouysse : « Plateau »/ Territori

Le jeu des mots, allié à un fond puisant dans le tréfonds des âmes, bouleverse !

Don Carpenter : « Un dernier verre au bar sans nom »/ Cambourakis

Objet livresque de haute tenue dans sa dimension littéraire où l’écriture est un personnage à part entière.

***

Alors première compilation de mes ouvrages électifs pour cette année 2016, première année complète pour ce site nyctalopes au sein d’un trio qui a appris à se connaître dans ses lectures et ses personnalités complémentaires. Des chroniqueurs « guests » de renom qui ont assaisonné nos menus constituant indéniablement notre nourriture spirituelle, au même titre que la zik’ pignon intangible de nos avis sur les ouvrages choisis. On tente , on essaie de conserver notre propre intransigeance dans une éthique, une déontologie dans cette position , « on the edge », de lecteur-chroniqueur que je découvre où je tente d’évoluer. Je cherche, nous cherchons d’ouvrir notre horizon éditorial avec les maisons d’éditions qui veulent jouer le jeu avec plus ou moins de réussites. J’en profite donc pour remercier celles avec qui j’ai noué des échanges fructueux, collatéraux, dans cet esprit constructif recherché. Et puis j’espère étendre ce champ des possibles. Belle année littéraire mais ce qui a le plus compté à mes yeux en tant qu’être humain se sont bien ces rencontres et en particulier avec Racoon et Clete. Merci pour l’opportunité que vous m’avez offerte. Je n’ai pas lu nécessairement l’ensemble des ouvrages constituant pour beaucoup les incontournables de cette année mais j’ai apprécié la découverte de romans hors les sentiers battus.

Mon habillage musical représente aussi le reflet de mon année dans la notion de découverte, de qualité et symbolisant un brin mon état d’esprit en écrivant ces lignes et de manière générale sur le titre choisi.

Chouchou.

 

Dead on Arrival, 9 Novembre 2016

Le temps maussade et plutôt frais aux alentours de 18h30 ne devait pas porter à une certaine allégresse. Je me trouvais dans le quartier des éditeurs à quelques encablures de la rue du Bac. Mais voilà, un événement motivant m’attendait en ce jeudi soir. En effet les éditions Gallimard et la Série Noire nous accueillaient en petit comité, sous l’égide de Babélio, pour une rencontre excitante, débordant du simple cadre de la lecture puisque nous allions, j’allais rencontrer le géniteur de l’œuvre magistrale PUKHTU.

Un peu tendu en pareille circonstance d’assister, de participer à un tel échange avec ce littérateur qui m’a tellement transporté dans ce qui représente l’une de mes nourritures spirituelles incontournables. Je dois préciser que mon adhésion au travail du sieur ne se limite pas à ce dernier ; j’ai aussi vibré sur « La Ligne de Sang » qui avait reçu un accueil mitigé et bien sûr le socle du dernier en date « Citoyens Clandestins » et « Le Serpent aux mille coupures ».

Questions/réponses sur une durée de 45’ une heure nous exposant la genèse dudit écrit et l’homme n’est pas avare dans ses explications. Je pourrais dire qu’au delà de ma réceptivité de son travail d’écrivain j’ai découvert un être humain, de manière partielle, à l’écoute, sensible aux avis de son lectorat, ouvert à la critique constructive sous couvert d’un ensemble didactique. En nous révélant ses méthodes d’élaboration de son œuvre maîtresse, en précisant certaines anecdotes ponctuant l’avancée de celle-ci,il témoignait de sa volonté sincère et respectueuse d’une relation tournée vers autrui. Cela a amplifié mon ressenti face à une concrète humanité manifestée pour son amour de ses personnages.

L’homme, et concomitamment l’auteur, fait montre d’une réelle propension à la prise de risque, c’est son adrénaline, probablement sa raison de vivre, son combat, ses challenges. On le perçoit structuré, s’affranchissant du superflu, s’amendant du sensationnalisme pour le sensationnalisme en cherchant à décrire des réalités crues sans guirlandes et trompettes.

Ce fut, donc, sous les ors et lambris du cadre imposant des éditions Gallimard tout sauf une soirée maussade mais bien la découverte derrière le rideau d’un condisciple, n’aimant pas les représentations imagées, qui préfère la ligne droite tout en étant capable de tracer des voies d’emprunts parallèle à sa ligne de conduite.

Rencontre riche et humaine !

Chouchou.

Older posts

© 2017 Nyctalopes

Theme by Anders NorenUp ↑